Archive for the 'végétaux' Category

L’enlèvement de Chlo.

Le sx70 a parlé
avec ses contrastes doux,
son velouté cotonneux et aérien
une matière suave et gourmande
qui distribue ombre et lumière
en voiles légers…
Rien à voir avec le rendu
sans appel
du numérique
sec et âpre,
lui.
Entre l’argentique et l’autre
pour cette version remastérisée de l’enlèvement d’Europe
il n’y a pas photo
Chlo peut s’envoler tranquille
Je garde le pola.



Modèle Chloé

Vénus fatiguée joua Ophélie.

Une belle blonde, en équilibre sur une coquille Saint-Jacques, vogue sur la mer par un jour de forte chaleur : de petites têtes d’enfants, volant autour d’elle comme des oiseaux, liui souffle dessus pour la rafraîchir.
(« La naissance de vénus » par Botticelli).
Jean Tardieu.


Tim Walker « aucune limite à la fantaisie » pour Clementine Keith-Roach

Il suffisait d’y penser…

Ou,
comment nous aurions pu sauver
les habitants de Pompéi
au lieu de les laisser
se faire lyophiliser
en plein sommeil
Personne n’y avait jamais pensé auparavant
alors qu’il suffisait de mettre un élastique
(bien attaché)
autour du volcan
pour en amoindrir
tout de suite
les effets dévastateurs ;
champs
cultures
et forêts préservés
villes ou villages
itou
pensons à Naples
ou à Catane
si rudement éprouvées
par le passé.

Avouez !
Il n’en mène pas large
et ne la ramène plus trop.
Il suffisait d’y penser.


C’était vraiment très intéressant.

Avant tumblr il y avait les carnets.


.

Ado,
quand tu vis en Afrique,
la Nature (sic)
les animaux,
les journaux,
les revues,
les livres de poche
c’est ton quotidien :
Karen Blixen,
tu découvres en même temps que Maupassant ou Stendhal
et puis…
Tu rencontres Peter Beard pour la première fois,
là, c’est l’engouement total.
Obsessionnel.
Une prolifération d’images à n’en plus finir,
des carnets débordants de partout
de photos,
d’écrits,
de tissus,
d’encres,
de pigments,
de collages.
Une générosité ad nauseam
(comme sur la photo ci-dessus)

.

.

.


.

.

.
.

En un soixantième de seconde, peut-être.

Nan-mais !
Quelle image !
T’as vu ce rabattement de perspective ?
Et la route coupant en oblique.
La flotte à gauche, et la flotte à droite…
Ou peut-être du sable, plutôt.
Le type qui se détache dessus,
semblant plus grand,
aberration d’optique ?
Puis le ciel au loin ;
l’œil ne sait plus par où commencer.
Une composition de peinture classique.
Tu zigzagues de bas en haut
et de haut en bas
allant du bonhomme
se détachant sur fond clair,
un sac à la main
à la barque à gauche
puis au début de la route à droite
suivant la berge
puis tu bifurques pour aller te perdre dans les arbres au loin
sous le ciel.

.

.
Créteil,
1956
Willi Ronis
.
(vue chez Michael Haught l’autre jour.)

Page suivante »