Archive for the 'hotels' Category

La pépite du jour.

Ça fait partie de ces petites pépites du net.
Imagine,
tu es à Coober Pedy
tu creuses,
tu creuses,
et tu creuses encore…
Que des cailloux,
de la caillasse,
de la vulgaire caillasse.
Tu fais une pose,
une clope,
de ce tabac brun qui se roule,
tu bois un coup de cette eau tiédasse,
puis tu reprends
sous une chaleur accablante.
L’air immobile au fond de la galerie
assèche les bronches.
Tu creuses toujours
quand soudain,
un éclair nacré,
une opale !
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Ah il a dû en rouler des filtres pour ses tarpés,
le mec,
en évitant soigneusement la dame.
La remettant religieusement dans son larfeuille
pour ne pas l’abîmer et qui sait
la ressortir le soir pour se toucher la nouille
mais je m’égare.
Après quelques recherches pour savoir s’il s’agissait
de la énième photo anonyme
le « unknown snapshot »
comme on dit maintenant…
Et bien pas du tout.

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Il s’agit de
(roulement de tambour)
Jay DeFeo…
Une artiste peintre des années ’50-’60
ayant fréquenté les Ginsberg and co et ayant exposé
avec les plus grands de l’époque
les Jasper Johns, Robert Rauschenberg, Ellsworth Kelly,
et j’en passe.
Et pour finir,
j’ai retrouvé la piste de l’original,
il n’y en a pas trente-six sur la toile,
de cette image.
elle est de ’59.

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Jay DeFeo 1959.

Lendemain de veille.

Pour un lundi de Pâques, ce fut un lundi de Pâques !

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La belle-sœur, le beau-frère et la filleule partis on priait pour qu’ils n’aient rien oublié.
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(gifs extraits de « Madmen » bien sûr).

Wispra avait de sérieux doutes sur sa sincérité.

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 » The belief that one’s own view of reality
is the only reality
is the most dangerous of all delusions ».
Paul Watzlawick.

Cette forme d’autoportrait « à deux » chez Denis Roche.

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19 juillet 1978. Taxto, Mexique. Hotel Victoria, chambre 80.
Tout est dans le titre,
bien des années après,
je tourne et je retourne ces images,
ce désir de se fondre à/dans l’autre,
de ne faire « qu’un » dans le reflet.
Être à deux seul(s).

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Et puis en faisant des petites recherches autour de cet autoportrait, je me souviens de cet article inspiré des entretiens avec Gilles Mora et Denis Roche sur ces quatre images.
Je te laisse avec lui.
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à lire : La photographie est interminable : entretien avec Gilles Mora / Denis Roche. – Seuil, 2007.

Chaque année, ce goût bizarre.

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Journée sans histoire
depuis le retour à Hanoï
où je déambule au gré de mon humeur…
Décidément j’aime cette ville,
son effervescence,
ce centre autour du petit lac Ho Hoan Kiem,
bref… J’aime m’y ennuyer en attendant mon départ.

Je me prépare à faire le grand saut vers le sud,
Ho Chi Minh city,
Saigon,
ville mythique entre toute,
chargée d’histoire…
On m’en a dit le plus grand mal au niveau de la petite délinquance,
des pickpockets,
du vol à la tire…
Après m’être bien habitué à Hanoï
trop peut être
Saigon ne sera peut-être pas aussi attrayante ?
Qui sait ?

C’est vrai que le premier contact est très distant,
j’arrive dans cet hôtel aux vues inexistantes…
le confort y est,
ça oui
et pourtant…
Pas de fenêtre.
Impossible d’avoir une chambre avec vue.

Ça doit être réservé aux monarques ou au rois, je suppose.

Comme à Hanoï.
Comble du comble,
à l’endroit où se trouvait la fenêtre,
l’espace du dehors
(qui donne sur la rue, grouillante de vie)
est muré par une cloison
elle même garnie d’une vue paradisiaque du pays
avec des bambous en avant-plan
des rizières en escaliers
des montagnes.
Un univers de carton pâte en chambre, j’ai l’impression de me balader en taille réelle dans la brochure touristique du hall de l’hôtel.
Je me résigne…
La première sortie se cantonne aux environs,
c’est clair qu’aujourd’hui il ne se dégage pas grand chose.

Pas de monde,
peu de passants…
Moins nombreux qu’à Hanoï, hier…
Par contre les deux-roues
autant de guêpes pétaradantes et vibrionnantes.

Je m’assigne dans ma chambre
un peu de lecture puis face à l’écran télé,
j’explore les programmes en ce jour de l’an ;
extinction des feux à 23h.30

Mort.

Je me réveille en 2014,
rien n’a bougé pendant le changement d’année ;
à six heures de décalage
je suis de loin en loin
les préparatifs en Europe, en Australie…

Le lendemain découverte de la ville,
bien plus tentaculaire que sa sœur nordiste,
plus d’effervescence.
Mais ce n’est pas de ça dont je voulais te parler…
Ce n’est pas de ça.
Nous sommes en 2018…
Comme le temps passe.
Belle année à toi,
ça fait neuf ans qu’on se connaît,
ici,
par la « magie » du virtuel,
avec ou sans réseaux dits sociaux.
A l’image du gamin
dans le premier gif,
je continue d’observer le monde
dubitatif.

anna malina
(Anna Malina©).

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