Archive for the 'correspondance' Category

Ce livre d’image dont il manquait des pages.

Certains décors lui étaient devenus étrangers
les noms de lieux,
les villes
elle cherchait les mots
reconnaissant de moins en moins de trucs ;
du coup elle avait pris les choses en main et
avait consciencieusement découpé, ce qui la gênait, dans l’ouvrage.
Ça allait beaucoup mieux
pour son moral
et le petit n’y avait vu que du feu.
Il grandirait avec des lacunes
(et pas qu’une)
grandes comme ça…
Découvrirait des pays dont il n’avait jamais imaginé qu’il fussent aussi beaux.
Il remerciait encore sa mère de lui avoir caché ça lors de ces #pyjama_brossé_les_dents_au_lit_fais_de_beaux_rêves.


Teresa Greco with her son,
Italy, Milan.1997,
Ferdinando Scianna.

Les gens avaient cette retenue.

Pour qui n’avait pas de retardateur,
le cordon ombilical reliant à l’appareil,
c’était la lampe d’Aladin.
Magique !
Un peu comme ces boîtes de conserve, reliées par un fil,
avec lesquelles les gosses se téléphonaient.
Mais revenons au fil du déclencheur.
Les gens intériorisaient
un court instant
ce moment,
ce soixantième de seconde
qui sur le film celluloïd imprimerait,
que dis-je,
immortaliserait cet instant.
Le génie de la boîte était indulgent pour qui avait attendu le moment opportun,
pour appuyer du pouce sur le déclencheur,
permettant de mettre en évidence sa propre solitude
ou cette communion avec des amis.
Loin des selfies actuels,
les gens avaient encore cette retenue,
cette pudeur,
cet émerveillement
par rapport à l’inconnu,
à ce qui allait s’engranger dans la boîte…
L’attente du développement.
Ici les photos sont prises dans un studio improvisé à Birmingham
dans la fin des seventies
où qui veut participe à l’expérience
Mais lis plutôt.




Un certain Philippe Favier.

« Mais avant toute chose, je crois être un dessinateur plus qu’un peintre. J’aime le contact du crayon ou de la plume sur le papier, de la pointe sur le métal ou sur le verre, le mou du pinceau dans ce qu’il transmet de déséquilibre, de vertige, m’indispose quelquefois… » dit Philippe Favier dans une interview.
Découvert récemment par votre humble serviteur grâce à un lien d’un agent secret basé en France, je suis tombé sous le charme de ces collages comme de ceux de Joseph Cornell par le passé ou de certains photomontages surréalistes.
Ne me demandez pas si je suis jamou (sic) de son château du XVIIème s.
.





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Le grand jour.


(Max Miechowski).
.
Aujourd’hui elle s’y collait
affronter ses phobies les plus enfouies
elle avait revêtu son habit de lumière
aller au dedans de Kaa
et le vaincre.
Certains disent
– Tiens bon la rampe, Sally.
d’autres:
– Aie confiance.
Wispra s’attaqua à l’échelle
du grand toboggan.

.

Max Miechowski.

L’insoutenable légèreté des lettres.

L’amant de Suzanne se faisait de plus en plus insistant.
En portant le courrier
le vieux monsieur finirait par se douter de quelque chose.

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