Archive for the 'dessin' Category

Un certain Philippe Favier.

« Mais avant toute chose, je crois être un dessinateur plus qu’un peintre. J’aime le contact du crayon ou de la plume sur le papier, de la pointe sur le métal ou sur le verre, le mou du pinceau dans ce qu’il transmet de déséquilibre, de vertige, m’indispose quelquefois… » dit Philippe Favier dans une interview.
Découvert récemment par votre humble serviteur grâce à un lien d’un agent secret basé en France, je suis tombé sous le charme de ces collages comme de ceux de Joseph Cornell par le passé ou de certains photomontages surréalistes.
Ne me demandez pas si je suis jamou (sic) de son château du XVIIème s.
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La grande évasion.

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« Des journées entières dans les arbres »
comme disait une certaine Marguerite D.,
et puis en vacances,
les vieilles pierres,
des cailloux, quoi.
Que de chemin parcouru
entre ces ruines que je dessinais
avec ennui,
en vacances
et Wispra
qui venait (enfin) passer quelques jours à la maison


Crédits photos :
Travel to Greece Acropolis of Athen painting boy at the Propylea gateway. Image date circa 1954.
Vasiliy Ryabchenko – Lenochka, Big Fountain 16th station, Odessa

Ces choses qui te suivent…

incipit :
plus bas, tu trouveras un lien
c’est mieux de l’enclencher
puis de lire.
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Ces choses qui te suivent
pendant ton travail
La douce berceuse
du clochard aveugle
du clochard céleste
« Le viking de la 6ème avenue »
cet hommage à peine déguisé
dédié
à Charlie Parker
aka « Bird ».
De façon pareillement incantatoire
ton crayon revient
ta gomme contredit
apporte de la lumière
elle n’efface pas
la gomme
elle module
sculpte
le crayon revient
ces deux là se parlent
douce transe
la trame se met en place
après Moondog tu te mettras le Köln Concert…
Quatre plages de 33T.
et puis s’en vont.

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Avant tumblr il y avait les carnets.


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Ado,
quand tu vis en Afrique,
la Nature (sic)
les animaux,
les journaux,
les revues,
les livres de poche
c’est ton quotidien :
Karen Blixen,
tu découvres en même temps que Maupassant ou Stendhal
et puis…
Tu rencontres Peter Beard pour la première fois,
là, c’est l’engouement total.
Obsessionnel.
Une prolifération d’images à n’en plus finir,
des carnets débordants de partout
de photos,
d’écrits,
de tissus,
d’encres,
de pigments,
de collages.
Une générosité ad nauseam
(comme sur la photo ci-dessus)

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E.H.B. vs A.D.B. ou l’après confinement.

Père et mère n’étaient pas d’accord sur les distances sociales.
Maman prônait,
à raison,
une distanciation basée sur le carré de l’hypoténuse,
recette qui fonctionnait depuis la nuit des temps…
Toujours !
Dès qu’un problème un peu complexe se pose à vous,
Allez,
à toi,
on va se tutoyer,
cessons le voussoiement.
Dès qu’un problème un peu complexe se pose à toi,
tu vois c’est plus coule (sic)
Bim !
Le carré de l’hypoténuse.
Tu vois ?
Ça marche.
Papa,
lui,
avait toujours recours à son accessoire favori,
le bâton.
Pourtant,
entre la figure E.H.B.
et l’imposante A.D.B.
où se trouvait contenu le triangle rectangle F.D.B.
il n’y avait pas photo :
Mère campait sur ses assises et tenait à distance,
sans effort aucun,
son gougnafier de mari,
mon père.

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