Archive for the 'chevelure' Category

Le grand jour.


(Max Miechowski).
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Aujourd’hui elle s’y collait
affronter ses phobies les plus enfouies
elle avait revêtu son habit de lumière
aller au dedans de Kaa
et le vaincre.
Certains disent
– Tiens bon la rampe, Sally.
d’autres:
– Aie confiance.
Wispra s’attaqua à l’échelle
du grand toboggan.

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Max Miechowski.

Tout est là.

Elle reprit de ce chocolat
qu’un ami Belge lui avait offert ;
d’ordinaire elle n’était pas fan
mais là,
cette petite pointe de sel
ce petit croquant du cacao
c’était parfait.
Ils ne s’étaient plus vus depuis une éternité
Lui n’avait pas changé
elle non plus

Mais ce n’est pas de ça dont je voulais te parler
Je voulais mettre l’accent
sur cette élégance de l’attitude
chez Peter Basch.
Que ce soit chez une illustre inconnue
ou Jane Fonda,
Janet Leigh ,
Marlène Dietrich,
ou encore Sophia Loren et Marcello Mastroianni,
il y a toujours cette élégance de la pose
dite « naturelle »
avec ce brin de sophistication en deuxième lecture ;
une étude de ses planches-contacts le montre.
Que ce soit pour un travail de commande
sur la croisette
à Cannes
ou pour de la photo de charme.
Toujours cette exigence.
Mâle gaze ! Trancheront les nouveaux censeurs.
Bim !

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Vénus fatiguée joua Ophélie.

Une belle blonde, en équilibre sur une coquille Saint-Jacques, vogue sur la mer par un jour de forte chaleur : de petites têtes d’enfants, volant autour d’elle comme des oiseaux, liui souffle dessus pour la rafraîchir.
(« La naissance de vénus » par Botticelli).
Jean Tardieu.


Tim Walker « aucune limite à la fantaisie » pour Clementine Keith-Roach

Avant tumblr il y avait les carnets.


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Ado,
quand tu vis en Afrique,
la Nature (sic)
les animaux,
les journaux,
les revues,
les livres de poche
c’est ton quotidien :
Karen Blixen,
tu découvres en même temps que Maupassant ou Stendhal
et puis…
Tu rencontres Peter Beard pour la première fois,
là, c’est l’engouement total.
Obsessionnel.
Une prolifération d’images à n’en plus finir,
des carnets débordants de partout
de photos,
d’écrits,
de tissus,
d’encres,
de pigments,
de collages.
Une générosité ad nauseam
(comme sur la photo ci-dessus)

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La pépite du jour.

Ça fait partie de ces petites pépites du net.
Imagine,
tu es à Coober Pedy
tu creuses,
tu creuses,
et tu creuses encore…
Que des cailloux,
de la caillasse,
de la vulgaire caillasse.
Tu fais une pose,
une clope,
de ce tabac brun qui se roule,
tu bois un coup de cette eau tiédasse,
puis tu reprends
sous une chaleur accablante.
L’air immobile au fond de la galerie
assèche les bronches.
Tu creuses toujours
quand soudain,
un éclair nacré,
une opale !
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Ah il a dû en rouler des filtres pour ses tarpés,
le mec,
en évitant soigneusement la dame.
La remettant religieusement dans son larfeuille
pour ne pas l’abîmer et qui sait
la ressortir le soir pour se toucher la nouille
mais je m’égare.
Après quelques recherches pour savoir s’il s’agissait
de la énième photo anonyme
le « unknown snapshot »
comme on dit maintenant…
Et bien pas du tout.

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Il s’agit de
(roulement de tambour)
Jay DeFeo…
Une artiste peintre des années ’50-’60
ayant fréquenté les Ginsberg and co et ayant exposé
avec les plus grands de l’époque
les Jasper Johns, Robert Rauschenberg, Ellsworth Kelly,
et j’en passe.
Et pour finir,
j’ai retrouvé la piste de l’original,
il n’y en a pas trente-six sur la toile,
de cette image.
elle est de ’59.

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Jay DeFeo 1959.

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