Archive for the 'Wispra' Category

Mila et la Voie Lactée.

Mila se mire et
constate que le tain
lui sied au teint.
Elle décide alors
en cette myriade d’étoiles
de poser son pendentif
à même l’écrin lumineux
de cette Voie lactée.
Mais dans sa distraction
elle l’égare
éteint qu’il était
sur sa psyché interstellaire.
C’est alors qu’il lui dit ;
où tu l’as mis ?
Je l’ai pourtant mis là,
répond-elle,
incrédule.
Sacrée Mila !
Moralité : pour retrouver sur le tain le pendentif à l’écrin éteint, tintin.






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Mila juin 2022 au travers du miroir.

Libellule s’évade.

La verticalité des passants et de l’ombre à gauche,
l’horizontalité lumineuse de la fuite et des autre badauds à droite.
Crouton (l’inspecteur) arrive au loin, barrant le passage vers la douane (que l’on devine au fond fléchée vers la gauche) mais empêche aussi l’accès à la passerelle du navire (servant de support au phylactère soit dit en passant).
L’image est coupée en deux dans le sens vertical :
D’un côté Crouton tapi dans l’ombre à l’intérieur
et de l’autre côté,
dans la lumière,
à l’extérieur
Libellule et Gil Jourdan qui l’entraîne hors de vue,
en une fraction de seconde.
Nous sommes au cinéma,
du moins nous avons le même passe-partout que pour regarder Hawks, Welles, Peckinpah ou Tavernier.
Tout l’art de Tillieux résumé en une case.
Je pourrais prendre une planche aussi,
lui qui affectionnait les courses-poursuites en tous genres…
Mais ici tout est résumé en un seul plan,
une lecture classique de gauche à droite,
de haut en bas,
tout se passe en une fraction de seconde,
la dramaturgie est là.

Du coup (formule très en vogue à l’heure actuelle) je me suis fait « Popaïne et vieux tableaux » dans la foulée de ce merveilleux album qu’est « Libellule s’évade ».
Le plaisir est resté le même tant c’est bien fichu.
Tillieux vous étiez un génie
de la bande dessinée,
certes,
mais un génie…
Au même titre que Franquin.
Tiens, à propos de ce dernier… N’oubliez pas de signer la pétition de Gaston





Ces petites pépites du net… Enjoy the picture.

« Ma mère et moi sortant d’une expo de Basquiat avec Wharol et lui derrière nous.
1984″…
’84 ?
C’est bien simple, je n’étais même pas né.
Non, je blague.
La dame qui pose cette photo sur un groupe dédié à New York
dans ce réseau social que je ne nommerai pas
peut être fière du remue-ménage occasionné par son image.
Là où, finalement, la passante anonyme,
mise en avant
relègue les célébrités à l’arrière plan en disant à sa chtiote :
– Maintenant, comme tu as été sage, allons manger une glace .
Merci madame Przybylski d’avoir posé cette image,
de la partager,
c’est un peu le même émerveillement que celui de Patti Smith dans « Just kids »
où elle cause sur les marches d’un escalier extérieur avec un certain Jimi Hendrix
ou qu’en ’69 un certain Allen Ginsberg lui paie « le petit plus » de son sandwich
voyant qu’elle n’a pas la monnaie.

It’s November 1969 and Ms. Smith is trying to buy a cheese sandwich at the Horn & Hardart Automat on West 23rd Street in Manhattan. When she finds herself a dime short, Ginsberg approaches her and asks if he can help. He offers her the extra 10 cents and also treats her to a cup of coffee. The two are talking about Walt Whitman when Ginsberg suddenly leans forward and asks if she’s a girl.

“Is that a problem?” she asks.

He laughs and says: “I’m sorry. I took you for a very pretty boy.”

“Well, does this mean I return the sandwich?”

“No, enjoy it. It was my mistake.”
Pareil ici :
Enjoy.

« Me and my mom leaving a Jean-Michel Basquiat show with Andy Warhol and Basquiat leaving behind us -1984″…
Crédit photo @Audrey Przybylski.
Et merci à Christophe de m’avoir posté cette petite chose.

Les fanons.

Fiers ils trônaient sur leur prise.
La baleine avait résisté pourtant


@Han Youngsoo

« Vive la baleine » par Mario Ruspoli et Chris Marker.
Prends-toi 17 minutes pour ce documentaire daté,
certes,
’72 c’était hier pourtant.

Chris Marker & Mario Ruspoli – Vive la baleine (1972) from Ignis Fatuus on Vimeo.

Tous innocents, pourtant.

… Mais bien sûr qu’on avait relevé les empreintes
à tout hasard,
bien sûr !
Tous innocents, pourtant.
On avait frotté, essuyé, poncé, brûlé, encré, humecté, pressé, gravé, tamponné, imprimé, comparé, trié, scanné…
Rien !
Hêtres, charmes, chênes, bouleaux, sapins, frênes, châtaigniers, même le frêle et tordu cognassier n’avaient pas vu venir le bûcheron.
Le principal suspect courait toujours et les victimes encore sous le choc étaient encore
et encore interrogées.
Vous connaissez le refrain :
La police fait tout ce qui est en son pouvoir et patin-couffin.
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En réalité un travail « minimaliste » de Bryan Nash Gill, je mets des guillemets parce que c’est du taf de faire semblant que ce n’est pas grand chose… Qu’il suffit de mettre de l’encre, poser un papier, de frotter un peu et hop ! Voilà le travail.
L’arte povera qu’ils disent, les gens de la botte.

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Bryan Nash dans le « Cercle magazine »

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