Archive for the 'Wispra' Category

L’enlèvement de Chlo.

Le sx70 a parlé
avec ses contrastes doux,
son velouté cotonneux et aérien
une matière suave et gourmande
qui distribue ombre et lumière
en voiles légers…
Rien à voir avec le rendu
sans appel
du numérique
sec et âpre,
lui.
Entre l’argentique et l’autre
pour cette version remastérisée de l’enlèvement d’Europe
il n’y a pas photo
Chlo peut s’envoler tranquille
Je garde le pola.



Modèle Chloé

Tout est là.

Elle reprit de ce chocolat
qu’un ami Belge lui avait offert ;
d’ordinaire elle n’était pas fan
mais là,
cette petite pointe de sel
ce petit croquant du cacao
c’était parfait.
Ils ne s’étaient plus vus depuis une éternité
Lui n’avait pas changé
elle non plus

Mais ce n’est pas de ça dont je voulais te parler
Je voulais mettre l’accent
sur cette élégance de l’attitude
chez Peter Basch.
Que ce soit chez une illustre inconnue
ou Jane Fonda,
Janet Leigh ,
Marlène Dietrich,
ou encore Sophia Loren et Marcello Mastroianni,
il y a toujours cette élégance de la pose
dite « naturelle »
avec ce brin de sophistication en deuxième lecture ;
une étude de ses planches-contacts le montre.
Que ce soit pour un travail de commande
sur la croisette
à Cannes
ou pour de la photo de charme.
Toujours cette exigence.
Mâle gaze ! Trancheront les nouveaux censeurs.
Bim !

.




Vénus fatiguée joua Ophélie.

Une belle blonde, en équilibre sur une coquille Saint-Jacques, vogue sur la mer par un jour de forte chaleur : de petites têtes d’enfants, volant autour d’elle comme des oiseaux, liui souffle dessus pour la rafraîchir.
(« La naissance de vénus » par Botticelli).
Jean Tardieu.


Tim Walker « aucune limite à la fantaisie » pour Clementine Keith-Roach

La grande évasion.

.

« Des journées entières dans les arbres »
comme disait une certaine Marguerite D.,
et puis en vacances,
les vieilles pierres,
des cailloux, quoi.
Que de chemin parcouru
entre ces ruines que je dessinais
avec ennui,
en vacances
et Wispra
qui venait (enfin) passer quelques jours à la maison


Crédits photos :
Travel to Greece Acropolis of Athen painting boy at the Propylea gateway. Image date circa 1954.
Vasiliy Ryabchenko – Lenochka, Big Fountain 16th station, Odessa

’84 , McEnroe-Lendl… La discussion.

Je vous parle d’un temps…
(Air connu)
A trente-cinq minutes,
sur la vidéo,
tout est dit :
sans temps mort
sans droit de s’acheter du temps
en trois frappes d’une violence inouïe
il place le tennis
les champions
au bord de la rupture physique
alors le spectateur
resté à hauteur d’homme
saisit mais trop tard
que les échanges
cette conversation du tennis
à droite,
à gauche
en arrière
en avant
coupé
lifté
décroisé
à contre-pied
au filet
cette dialectique est en train de mourir
second tie break même s’ils se détestent
mac henroe (et) Lendl
se parlent depuis deux heures

.

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