Archive for the 'chevelure' Category

Cette forme d’autoportrait « à deux » chez Denis Roche.

denis roche chambre 80
19 juillet 1978. Taxto, Mexique. Hotel Victoria, chambre 80.
Tout est dans le titre,
bien des années après,
je tourne et je retourne ces images,
ce désir de se fondre à/dans l’autre,
de ne faire « qu’un » dans le reflet.
Être à deux seul(s).

DenisRoche24decembre1984LesSablesdOlonneHotelAtlanticchambre301Copyr18627
Denis-Roche29
Denis-Roche268a
Denis-Roche268c
Denis-Roche268b-475x708

Et puis en faisant des petites recherches autour de cet autoportrait, je me souviens de cet article inspiré des entretiens avec Gilles Mora et Denis Roche sur ces quatre images.
Je te laisse avec lui.
denis-roche-12-juillet-1971-pont-de-montvert
denis-roche-6-aoc3bbt-1986-pont-de-montvert
denis-roche-13-aoc3bbt-1995-pont-de-montvert
denis-roche-26-septembre-2005-pont-de-montvert


à lire : La photographie est interminable : entretien avec Gilles Mora / Denis Roche. – Seuil, 2007.

Des fois…

Des fois
c’est comme ça…
Lorsqu’au réveil,
les songes se dissipent.

aaa-songe
Anna Malina©

Elle venait de la repasser, sa petite robe à carreaux…

27927981015_37fcba7ce2_b


Envie de savoir
ce qu’elle tapait à la machine
ce jour là.
Rien d’important peut-être…
Quelques lignes à une amie,
peut-être un ami…
Ou un article,
oui un article.
Ça me va.

C’est une image gigogne
qui se donne à lire
qui donne envie d’écrire ;
le toaster donnant à voir
en perspective curviligne exagérée
(tel un van Eyck, dirait l’autre)
le micro hors-champ derrière la machine à écrire
la housse de l’appareil photo devant,
un Zeiss Ikon peut-être…
Le miroir lui-même,
plus grand,
donnant à voir une troisième personne dans la pièce
hors-champ elle aussi.
On l’a déjà vue dans le reflet du toaster, du reste.
Jouant comme des fenêtres virtuelles
deux petites reproductions
pareilles à des Gauguin
achèvent la perspective de l’image
par delà le reflet.
Les persiennes derrière,
probablement une porte,
séparent la cuisine du séjour,
ou de la chambre avec le bureau.
Nous sommes dans un petit appartement
ou une guest-house.
Le sucrier, et peut-être un beurrier à droite de Wispra…
Oui, elle s’appelle Wispra, ça me revient maintenant;
son sac sur la table attestent de l’exiguïté de l’espace.

Gary se dit qu’il y avait, là, de quoi immortaliser
avant d’aller pique-niquer au lac de l’Étoile.
Au moment de déclencher,
il vit, trop tard, la housse de l’appareil et se maudit intérieurement.
Il passeraient chez les Servais voir si son collègue avait un 6 x 6 à lui vendre…
Il avait envie de faire quelques images avec le Rolleiflex
Finalement ils restèrent,
là,
l’après-midi,
à baffrer de la tarte aux groseilles du Cap
que madame servais faisait si bien.

numérisation0006aaa

Correspondance du matin.

La pluie s’est enfin arrêtée.
Profitons-en pour
faire sécher les fantômes de la nuit.
summer-with-monika-3
vent 97930500_n

Le caroubier à Noto. (Sicile, juillet 2013).

Caroubier
caroubier a
Caroubier 1

Noto-21.VII.2013.
07h.15′-08h.
2ème approche.
La plume reste le meilleur moyen d’aborder ce sujet.
Hésitations entre une construction pure
de la structure de l’arbre
ou se perdre dans le fouillis de l’information.
Après un début sage,
par le tronc,
bien trop petit,
le panache se construit puis quelques branches l’emportent sur le reste.
Demain j’y retourne.

Caroubier 2
Caroubier 3

Caroubier 4

Noto. 26.VII.2013.
D’abord une structure des branches hautes puis,
redescendant, le reste du tronc se met en place.
Le regard erre de « façon vigilante »(sic)
alternant entre vision d’ensemble et vision rapprochée,
parcellaire par moment.
Tantôt le feuillage,
tantôt les branches
ou le reste du chemin
avec les arbres et l’allée côté gauche.
Balayage de droite à gauche
et de haut en bas, selon,
développer le tout en même temps
gardant toutefois un point d’accrochage
pour le premier regard du spectateur.
Lui laisser un point de départ
pour qu’il vagabonde à son tour
dans l’entrelacs des traits.

Caroubier 5


caroubier a from luc lamy on Vimeo.


Parce que le petit mot à la fin le dit, j’ose retourner la dédicace.

(Les deux textes sont à la suite des dessins,
sur l’impression du matin
après une heure passée
avec cet arbre au milieu de ses frères).

Page suivante »