En feuilletant Tarkovski…


ça s’appelle « Lumière instantanée »
… Petit livre de polaroïds de Tarkovski durant son exil à Paris,
avec quelques maigres images de son fils resté là bas (en Russie ).

Il agrémente ses images de quelques pensées ou textes
qui le guident dans sa recherche cinématographique.
Le rapport avec l’Afrique ?
aucun, sinon certaines lumières
et l’exil.

Dilemme… L’aime.

Il est évident que…
Le choix d’une image est très important :
en effet pour la légende
(prenons au hasard une bête phrase )
« Seul bémol,
il fallait franchir la clôture…
De mes sentiments
elle n’en saurait jamais rien. « 

si je prends cette image-ci

ou celle là

ou encore cette troisième

Je n’obtiendrai absolument pas le même résultat.
Dans le premier cas nous avons à faire, visiblement,
au bouillonnement du narrateur,
un chimiste obscur,
sous payé dans un laboratoire de province,
je vous laisse imaginer la suite…
Dans le deuxième,
à une paisible conversation dans un harem,
où le héros, réincarné en poulet,
prend sa plus belle plume pour lui faire un mot,
et enfin dans le troisième un monologue champêtre
s’est engagé entre l’héroïne et ses tomates,
le narrateur, à l’extérieur, passe son chemin
en imaginant tout ce qui aurait pu se passer
si…
Mais voila qu’une voiture passe et l’écrase,
ou encore il est trop lâche pour…
Ou bien…
RrrrooohhhHHH !…
Laquelle choisir ?

Dis-moi… Comment ne pas rêver ?

En faisant cette pièce il y a trois ou quatre ans de cela,
je ne pensais pas être si près de « La longue route  » .
Certains esprits chagrins trouveront
que le crin-crin de ma boîte
c’est pas encore tout à fait çà…
Je leur donnerai raison…
C’était pas prévu pour et comme disait l’autre :
« il y a quelque chose qui cloche là dedans, etc. »
Pourtant, le parallèle s’impose.

« …Vous entendez
c’est le bruit de la mer
ça fait des mois et des mois que je l’écoute et ça me suffit
on a l’impression que c’est toujours le même bruit
Mais je vous assure
elle me dit des tas de choses que je commence à comprendre seulement maintenant
et vous voyez c’est pour ça que je continue
il faut aller plus loin
il faut aller plus loin… « 


Ce sont les premiers mots du documentaire,
Mars ’69
il y a plus de quarante ans de cela,
un fou au milieu de l’océan,
Bernard Moitessier,
emporte avec lui une caméra 16 mm.
et filme quelques séquences durant son voyage
dans la (toute) première course en solitaire…
En tête de tout,
il décide de continuer la route,
la longue route…
Neuf longs mois sans se laver à l’eau claire
(excepté trois jours avant d’arriver à Tahiti,
un gros grain de pluie lui donne une douche énorme ).
Le riz et les poissons pêchés (Dorades coryphènes
c’est extrêmement puissant comme poisson,
ça cisaille les mains
dit-il, ou poissons volants qui s’échouent sur le pont la nuit )
lui servent de maigre pitance.
Il connait bien sûr les principes de Bombard pour survivre de longs mois en mer.


(sur « Joshua », son bateau, lisant ).
. . .
… Et puis il y a la lecture :
« …Chaque fois qu’on relit il y a quelque chose de plus
il y a trois dimensions (dans la lecture)
dans la longueur, dans la largeur…
ça fait un truc plat…
Et puis il y a la troisième dimension
qui est la profondeur
ou le relief
ça prend de plus en plus de relief
vous lisez et vous relisez dans une paix intégrale
.
. . .
Dis-moi… Comment ne pas rêver ?

Intermède.


Pour que ceci n’arrive plus jamais,
j’ai décidé de prendre les choses en main.

Ces deux dessins sont extraits
d’une compilation d’articles
sur les Monty Python,
merci à Nicolas.

(je craque sur les « damn’it » du premier, bien sûr).
Demain vous aurez un oiseau
selon la même méthode
(Je ne vous dévoile pas le nom du volatile
ce serait trop facile !)
et comme disait le petit « Marabout-flash »
ou le « Que sais-je » de notre enfance
« si tu sais dessiner un rond, tu sais dessiner « .
C’est peut être péremptoire, mais…

As times goes by…


Ou d’autres aventures d’Ilunga que je cultive.
Visiblement certains d’entre vous ont une sympathie marquée pour Ilunga,
je me suis mis à la recherche de quelques billets anciens du début du blog…
Son nom est un prétexte évidemment
Donc voici un peu plus au sujet d’Ilunga :
Son vélo, son ardoise et même à la pêche en immobile ou en animé (au début de ma « folie » des gif’s ).
Sans oublier, bien sûr , sa carrière par la suite
Dans le fond, je l’aime bien,
il ne m’est pas arrivé la même aventure qu’à Chaussois…
Quoique !avec moi, allez savoir…
Ce qui est sûr, c’est qu’ils s’appellent tous « Ilunga« ,
à l’instar de Fassbinder qui les appelait tous Ali…
Il me permet de sonder différentes profondeurs de sentiments…
Putrides ou non.

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