Archive for the 'rapport au sol' Category

Aucun Boeing sur mon transit…


Après avoir raté le premier transit vers Lubumbashi,
matabiche au « policier-de-la-douane-et-de-l’immigration »
Dans cette salle d’attente,
court moment de détente,
embarquement incessant,
féline,
elle remet de l’ordre dans tout ça,
la fatigue est là,
la grâce aussi.

« Aucun Boeing sur mon transit
Aucun bateau sous mon transat
Je cherche en vain la porte exacte
Je cherche en vain le mot exit
… »
(Serge Gainsbourg).
… magnéto Serge! « l’anamour »

La noyée.


C’est fou ce qu’on est influencé par des réminiscences.
On oubliera d’autres interprétations…
Et je laisse la parole à Serge.

« Tu t’en vas à la dérive
Sur la rivière du souvenir
Et moi, courant sur la rive,
Je te crie de revenir
Mais, lentement, tu t’éloignes
Et dans ma course éperdue,
Peu à peu, je te regagne
Un peu de terrain perdu.

De temps en temps, tu t’enfonces
Dans le liquide mouvant
Ou bien, frôlant quelques ronces,
Tu hésites et tu m’attends
En te cachant la figure
Dans ta robe retroussée,
De peur que ne te défigurent
Et la honte et les regrets.

Tu n’es plus qu’une pauvre épave,
Chienne crevée au fil de l’eau
Mais je reste ton esclave
Et plonge dans le ruisseau
Quand le souvenir s’arrête
Et l’océan de l’oubli,
Brisant nos cœurs et nos têtes,
A jamais, nous réunit. »

Pour l’original, magnéto Serge, doc. INA.

Restons dans les fleurs: aujourd’hui…


Dansons la capucine
Y a pas de pain chez nous
Y en a chez la voisine
Mais ce n’est pas pour nous
You!!! les petits cailloux
(… Et comprenne qui pourra).

La fonte des glaces.


Ciel et nuages se réunissaient aujourd’hui
au fond du bol à thé, je contemplais la fonte des glaces,
la lente dérive des plaques et leur migration mystérieuse.

à l’aide d’une fine soie tendue sur sa fragile structure,
tel Chardin interdit devant la lente dégradation du fruit
avec acrylique et résine je pris pour modèle le breuvage…
Le thé refroidissait.
Elle ne tarderait plus maintenant,
lui faire la surprise…

« Amours en cage » ou quand les groseilles du Cap se mettent à la lanterne…


L’acidité naturelle de la physalis ou « amours en cage » se rapprochait de loin des groseilles d’Europe.
La texture de sa chair contrastait avec cette enveloppe lisse et jaune-orangé enfouie au fond de son calice végétal…
Mais je n’avais pas le temps de rêver aux possibilités infiniment autres que ce fruit distillait en moi,
le cocon ouvert faisant découvrir cette curieuse perle.
Il fallait faire vite,
débarrasser les fruits de leurs gangues et terminer la barquette achetée tôt sur le marché.
Ma mère concoctait un pâte à biscuit croquante et exquise qu’elle pré-cuisait au four puis sur une crème pâtissière, laquelle était entièrement recouverte de « groseilles du Cap », elle passait la tarte au four, quelques minutes encore, un léger glacis de citron achevant ce quatre heure impérial.
Je ne sais de la perspective des guirlandes avec les cocons vides ou de la tarte dont on se régalait ce que je préférais, déçu déjà que Gains bourg ait raté le coche sur ce coup là!

« Page précédentePage suivante »