Archive for mai, 2011

L’humilité est la première chose que tu apprends dès le début… (IV).

Sur une grande
pierre plate
en tailleur
assis là
sur le socle du monde
face à la mer
tu es le roi
pas de tente
ce soir
la belle étoile
ce sera
le feu se meurt
qui de flammes
en braises
emporte ces mots
trop doux
trop secrets
que tu ne lui diras jamais
Et toi
qui me lis
je t’interdis de croire
qu’ils étaient
peut être
sublimes.
La mer
oui.
Les mots
non.
Cet air,
cette fraîcheur de lune.
Qualité du silence
après les cigales.

.

Sixtine.


(D’une vieille diapositive retravaillée à l’écoline et à l’eau de javel).
.

Elle avait des grâces d’ange,
l’eau.
J’entendais le cum dederit.

Ces Belges sont fous !… Ceci n’est pas un archipel.

Nous avons de nouveaux voisins !


.
Comme vous le savez
peut être
Rididine et moi
sommes en congé
pour le moment
à Honoluluc.
Et
dernière nouvelle
un couple de Belges
s’est installé
sur une île voisine.
Je passerai sur les facilités
à l’époque actuelle
de voyager
et/ou d’acheter
à l’étranger
… Ces gens là sont un peu dingues.
Comme il est fou de peinture
Wim
(c’est le prénom du monsieur)
a fait faire son propre archipel…
« Pour ne pas avoir le mal du pays »
… Qu’il dit.

.

(Wim Delvoye pan-utic_archipel1989.)

Vulcain.

Un carnage !
Les corps comme chevillés les uns aux autres
enchevêtrés en une dernière embrassade
mortelle
le tout
mélangé aux chevaux
présentaient tous les signes de ce qui avait été
et ne serait plus.
La masse informe autour du canon ne laissait rien présager de bon…
Magma informe polychrome et apocalyptique…
L’horreur se lisait encore sur les visages…
Sudistes,
Nordistes,
Indiens,
simples cowboys
et chevaux…
De tout cela il ne restait rien.
après toutes ces guerres,
trois,
les grands disaient
et puis l’indépendance
et plusieurs cambriolages,
ils en avaient toujours réchappé
comme par miracle.
Mais là,
là,
rien !
Il ne restait plus rien
que ce petit tas
en boule
encore chaude,
fumante
sentant le plastique brûlé.
…. Grand-père me dit :
– Mais je ne savais pas qu’ils étaient rangés là
tous tes soldats et tes coboïs (sic)
…Il faisait froid ce matin
et j’ai remis du coke dans le poëlle.
Vulcain,
mon forgeron de grand-père,
avait fondu mon précieux bagage
dans son fourneau, à tiroirs, en fonte
pour se chauffer son café du matin.
Je devrais me contenter désormais
de douilles de cuivres
trouvées dans les jardins,
au petit bonheur.
Plus tard,
une boîte de punaises,
trouvée aux puces (jeu de mot ?)
me rappela cet épisode.
.


« Quand la mer monte »… (De Pluplu).



Voici un petit film rare,
de Pluplu,
sur la plage de la corniche…
Au moment où il rejoint la mer…
Le bougre est en pleine mutation.
On pourrait même dire qu’il m’a plu, Pluplu…
Mais, vous me connaissez, foin des jeux de mots vaseux !…
Ce n’est pour ici.
Allez plutôt le lire…
Je suis sûr que ça lui fera plaisir…
Quant à moi,
je suis sur une invention,
je ne vous dis que ça…
Chut !
Silence…
Rididine arrive…
C’est une surprise…
J’peux pas dire maintenant.
Pas dire hein ?

« Page précédentePage suivante »