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Aucun Boeing sur mon transit…


Après avoir raté le premier transit vers Lubumbashi,
matabiche au « policier-de-la-douane-et-de-l’immigration »
Dans cette salle d’attente,
court moment de détente,
embarquement incessant,
féline,
elle remet de l’ordre dans tout ça,
la fatigue est là,
la grâce aussi.

« Aucun Boeing sur mon transit
Aucun bateau sous mon transat
Je cherche en vain la porte exacte
Je cherche en vain le mot exit
… »
(Serge Gainsbourg).
… magnéto Serge! « l’anamour »

La noyée.


C’est fou ce qu’on est influencé par des réminiscences.
On oubliera d’autres interprétations…
Et je laisse la parole à Serge.

« Tu t’en vas à la dérive
Sur la rivière du souvenir
Et moi, courant sur la rive,
Je te crie de revenir
Mais, lentement, tu t’éloignes
Et dans ma course éperdue,
Peu à peu, je te regagne
Un peu de terrain perdu.

De temps en temps, tu t’enfonces
Dans le liquide mouvant
Ou bien, frôlant quelques ronces,
Tu hésites et tu m’attends
En te cachant la figure
Dans ta robe retroussée,
De peur que ne te défigurent
Et la honte et les regrets.

Tu n’es plus qu’une pauvre épave,
Chienne crevée au fil de l’eau
Mais je reste ton esclave
Et plonge dans le ruisseau
Quand le souvenir s’arrête
Et l’océan de l’oubli,
Brisant nos cœurs et nos têtes,
A jamais, nous réunit. »

Pour l’original, magnéto Serge, doc. INA.

Les lanternes: autre version.


D’un idée venue en lisant Loïs ce matin
et de Mâme de K qui voulais plus de dessins…
Il me revient ce refrain de Barbara
« En casquette à galons dorés
En capote à boutons dorés
Tout au long des jeudis sans fin
Voyez passer les orphelins. »

Je n’ai pas aimé l’internat,
mes cousins non plus.
Version douce de l’abandon,
quand les parents ne peuvent faire autrement,
le terme durait un trimestre entier,
Noël et Pâques étaient vraiment une délivrance alors!
… Et les grandes vacances me direz-vous?
en colonie bien sûr.
Pauvres cousins chez les « bwana-mon-père »!

Mais laissons lui la parole
« les boutons dorés »

Ô Felli (ni)


Je ne sais pourquoi je pense à ça,
chaque fois que je filme sous l’eau je pense à « la nave va » ou au « Casanova » de Fellini.
La mer déchaînée en plastique (toc!) dans l’un comme dans l’autre sont de purs petits bonheurs tant l’illusion est complète,
ça et la fausse pluie torrentielle sur les bâches m’achève.
Dernière vision d’Ophélie
Peut être n’est-elle pas noyée?
c’était sans doute de l’air pulsé sous l’étendue de plastique?
Sa mort ne serait qu’une illusion?
Je ne sais pas pourquoi je pense à ça.
explication: la mer, explication technique.

Avec un ciel si bas qu’il fait l’humilité.


comme hier,
il y a trente ans,
la voix d’Armand Bachelier et son phrasé syncopé si particulier,
correspondant RTB à Paris fit un de ses plus beau billet,
trois jours en boucle dans la chambre,
rester seul avec ses paroles.
En congé de Jacques, de l’école aussi.
Armand Bachelier

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