Archive for the 'entre parenthèse (…etc.).' Category

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plus un ça fait mille !
Omagade !
(Comme ils disent maintenant)
si on m’avait dit ça il y a cinq ans.
Car oui, il y a cinq ans,
timidement d’abord
puis à une cadence effrénée
naissait le blog avec
au début
une vingtaine de posts par mois
(six par semaine) et ce pendant trois ans…
L’idée se basait sur un pari très simple :
étant par ailleurs enseignant
(grand bruit de cape rouge et noire,
œil planqué derrière la manche)
je pouvais sans rougir demander aux étudiants
qu’ils produisent la même chose
en exercice journalier…
Pour à leur tour l’alimenter, ce blog…
je les aurais repris à mon compte, bien sûr
(il n’y a pas de petits profits ! )
Las ! Tiraillées par Twitter, Facebook, Deezer, etc.
les nouvelles générations ont bien d’autres choses à faire
et surtout d’autres ambitions…
une image et un texte par jour ?
Toute l’année scolaire ?
Nan-mais-hé-ho !
Téfou ?
ça va pas la tête ?
Et qui va faire mes textos sur mon téléphone portable
chatter sur internet ?
Télécharger les films ?
Enregistrer ma musique
Bref ! Ils avaient d’autres soucis les braves.
Dieu sait que mes sentiments furent partagés
(un peu comme quand ta belle-mère
recule vers le ravin avec ta voiture neuve).
Je résolu de quitter l’enseignement
de définitivement changer de métier :
faire super-héros,
rôle et costume qui me seyaient à merveille.
Aller par les chemins,
redresser quelques torts de ci de là,
parcourir la planète et le monde,
inventer des machines,
me (re)produire avec des vahinés
(toutes plus belles les unes que les autres,
bien entendu)
jouer avec Pluplu
(un pote, je ne sais pas si vous connaissez ?)
me la couler douce avec Rididine,
lui cuisiner des petits plats,
ouvrir un resto,
faire un tour sur la lune
aller à la rivière…


La vraie vie quoi !

Six mois de ma vie pour avoir ses yeux ne fût-ce qu’une journée.

Quand il verbalise ce qu’il voit
on se dit que son dessin
sa peinture
ses monotypes
ne sont plus qu’une formalité.
Degas n’est jamais meilleur
que dans la relation épistolaire
de ce qu’il regarde,
dissèque,
analyse,
avec ses yeux.
Dans le fond,
un type qui se contentait de sa ration d’avoine,
ne pouvait pas être un mauvais homme.







Et puis, pour la bonne bouche…


Dans le fond…

Ils s’en fichaient
mais à moitié…
Ils n’étaient pas allés voter
comme des cons
préférant passer la journée au pieu
puis
regardant les actualités
avaient contemplé la défaite
du mormon face au démocrate.
Lui
sûr de ses atouts
prônait le retour à une rigueur
elle
elle savait qu’ils ne vieilliraient pas ensemble.

Décidément ces humains sont fous se dit-il.

Comme dans le pire des cauchemars
nous tournions en rond
dans le mur de la mort
pour le plus grand bonheur
des petits et des grands
qui riaient à gorges déployées
couverts par le vacarme assourdissant
du plancher
de la ferraille
et des machines


Ne me demandez pas si j’ai bien dormi ;
la réponse est non.
Qu’on me rende ma savane !

Si je ne me trompe…

A propos de ma fortune
il faut que vous fasse un aveu ;
celle-ci provient d’une invention
que je fis fortuitement en 1937
(mi-juillet si mes souvenirs sont bons).
Mais je vous raconte d’abord la genèse de la chose.
Rididine était partie à la plage
avec les enfants
préférant me baigner plus tard,
j’étais au jardin
appliqué à mettre au point une forme de porte-voix
pour parler, en direct, aux Martiens.
(après tout ces gens cherchaient sans doute à nous communiquer quelque chose ?)
Las de ne rien entendre en retour,
je partis acheter des bonbons pour la gorge à la pharmacie…
(après tout l’engin n’avait peut-être pas la portée nécessaire escomptée et ça ne servait à rien de m’égosiller de la sorte).
C’est alors que j’eus l’idée géniale
(je dois l’écrire)
d’appliquer deux tuyaux
à chacun de mes cônes et
ô miracle !
J’entendis la mer
(sans l’aide d’un coquillage).
Bien sûr l’océan était proche
mais !
Le système fonctionnait à merveille !
(après tout le système inversé de l’amplification qui en diminuant rendait audible le moindre murmure augmentant ainsi sa capacité de perception… Vous me suivez ?)
A partir de ce moment là,
par delà le bruit des vagues,
les Martiens se manifestèrent
de façon très claire
(je me dois de le dire)
et je compris qu’ils voulaient faire commerce de barres chocolatées
(dont je tairai le nom, pas de pub ici)…
Rendez-vous fut pris,
fifty-fifty
à moi les royalties
et aujourd’hui encore…
Bref ! Je suis rentier.
Je vendis, aussi, mon invention aux magasins de souvenirs de la côte
et chose comique, si l’on veut,
l’armée, l’espionnage et le contre-espionnage
en firent un usage intensif.
C’était drôle de voir ces officiers
et les agents t(r)oubles,
toutes nations confondues,
se rendre incognito au littoral
pour acheter le précieux engin
peu discret,
il est vrai,
mais ô combien efficace.
.
.
.


Dans les grandes villes,
en effet,
lorsque l’hiver se fait long
et que le printemps tarde à venir
on en a souvent recours
à ce grossier subterfuge,
de se poser son oreille
au creux d’un coquillage…
Il faut avouer qu’à côté…
Non, rien.

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