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La mère conque voix tancer.


Mouvement de sa main
en forme de conque
comme écoutant la mer
de façon fugace
à travers l’algue de ses cheveux
sur ce geste à la Degas
je décidai de la lui demander.
La mère ne l’entendrait pas de cette oreille.

La voix de son maître ou les méfaits de l’alcool sur l’ouïe.


En général la soirée se terminait (fort tard) avec la comparaison du son du 33t., du 78t. et du cd,
la chance est là lorsqu’on possède le même morceau sur les trois supports.
Remonter, religieusement, le phonographe en tournant la manivelle à chaque 78t.,
poser ce « clou » qui, à chaque écoute, creuse un peu plus le vinyl,
labourant le son, en le condamnant chaque fois un peu plus à l’inaudible.
Inexorablement, pourtant, le son du phonographe l’emporte sur le reste,
malgré la lecture de sa sentence,
chaque fois un peu plus lourde
(est-ce un des nombreux effet de l’alcool? je te pose la question à toi qui me lit)
la voix de son maître en quelque sorte…
Ce chuintement de train,
cette longue plainte du va-et-vient de fin de sillon,
jusqu’à épuisement du ressort,
conduit à une douce mélancolie…
Oban ou Lagavulin?
Whisky l’est mon verre?
. . .
« Dans le train de nuit, y a des fantômes
Qui me sourient quand nous passons sur les prairies.
Dans le train de nuit, y a des royaumes
Et puis du bruit et puis Paris au bout de la nuit »

(Charles Trenet: « En quittant la ville »)
. . .

Django Reinhardt, fin de « Studio 42 » préliminaire à « Swing 42 ».

Le petit bateau de pêche.


« C’était un petit tout petit voilier
Un petit bateau de pêche
On l’avait bâti d’un bout de papier
Et d’un vieux noyau de pêche
Dans un petit port entre deux roseaux
On l’avait mis à l’amarre
Il appareillait dès qu’il faisait beau
Pour naviguer sur la mare

Mais un jour le petit bateau fit un rêve
A son tour il voulut entreprendre un voyage au long cours
Alors il s’en fut magnifiquement
Tout là bas vers les tropiques
La vie qu’il menait lui donnait vraiment
Des idées misanthropiques

En l’apercevant chaque nénuphar
Craignait qu’un malheur n’arrive
Et le ver luisant qui servait de phare
Lui criait rejoins la rive
Mais il répondit d’un air malséant
Je ne crains pas les déboires
Aussi bien le fleuve et les océans
Ce n’est pas la mer à boire

Quel plaisir de voguer ainsi sur les ondes
Quel plaisir de pouvoir naviguer au gré de son désir
Le ciel est tout bleu et le vent léger
Tous ces braves gens divaguent
Je me moque bien d’ailleurs du danger
Car je n’ai pas peur des vagues

Il ne savait pas qu’à côté de lui
Un canard faisait trempette
Pour notre bateau qui était si petit
Cela fit une tempête
Et rapidement je vous en réponds
Les événements se gâtent
L’eau s’est engouffrée dans les entreponts
Adieu la jolie frégate

Sauve qui peut criait le navire en détresse
Sauve qui peut je ne vais plus jamais revoir le beau ciel bleu
Et tout en pleurant sa vie d’autrefois
Le petit bateau chavire
Ça prouve qu’il faut demeurer chez soi
Quand on n’est qu’un petit navire »

Musique & paroles Jean Lumière,
chanté par Georges Brassens dans l’album « chansons de sa jeunesse ».

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La pêche.


Mon grand père adorait pêcher
Les indigènes disaient que bwana S. avait le lawa (laoua) c’est à dire qu’il se levait tôt pour trouver le poisson dans la rivière (le tilapia makoki en général) et qu’il avait le jaliwa (un talent un don naturel, presqu’une grâce divine) pour les surprendre.
Surveillant sa ligne je crois savoir qu’aux reflets se mêlait Ondine,
du moins c’est ce que mon cousin me raconta, a demi-mots et en cachette de mes parents.
« … tes cheveux dégoulinant de perles d’eau salée, perles que sur ta peau, d’un baiser je volais, malicieux », c’est Bobby qui l’a dit.

http://polluxlecastor.free.fr/paroles_boby/lafilledupecheur.html
« La fille du pêcheur »

Carte postale.


Août ’67
Chers vous trois,
Petit moment de détente près du Lualaba
les enfants sont au jardin,
le linge, scupture vivante au vent,
ses cheveux aussi.
Nous rentrerons courant du mois,
profiter des derniers jours d’été.
Si ça se trouve,
nous arriverons avant ce petit mot!
best regards comme ils disent outre Manche.
Leslie & Raphaël

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