Archive for the 'moisi' Category

Couleur mulot mort.

Solidaires de peur
de peur d’être seul
solitaires à deux
couleur grise
regard fixé sur cet horizon
sans surprise
des certitudes un peu tristes
des couples de trop longtemps
ils marchent
côte à côte.
Leur union « libre »
par conviction
plus très horizontale
non plus.
Rapides
faussement préoccupés,
pas s’arrêter
hésiter,
musarder
au hasard,
flâner,
non !
Ils marchent.
Les enfants ont fini leurs études à présent…
La thèse de la cadette
plus qu’une formalité.
Lambeaux de sentiments
entre eux
tristesse des gestes
dits de tendresse
n’ont plus rien des deux déchirés d’Orly
juste le moisi du mouvement.

Sur son Moleskine fraîchement offert, Wispra nota : « couleur mulot mort ».

La tempête de sable.


Rêves d’horizons
sécheresse annoncée
se perdant dans ces cieux.
(*)

ciel lavé et brillant
nuages en cavalcade
branches dénudées
(**)

(*)luc
(**)avec l’aimable autorisation de Madame de K.

Fin de journée…


(Orchid.)

Le soleil fit un contre-jour à l’orchidée ;
au « Morning has broken » de Cat
je préférais penser à « sad Lisa » par Marianne

Sont-ils inventifs, tout de même, dans le futur !

Il n’y a pas à dire,
en 3.150
la vie est bien plus facile.
Tenez ! Rien que l’autre jour
j’offre une boîte au petit garçon
de la famille qui m’héberge,
(on fête encore les anniversaires,
dieu merci !)
Et voila que pour me remercier…
.


Il concocte un tout nouveau moteur atomique
pour la soucoupe de ses parents
et ma propre machine à voyager dans le temps!


.
Quand on voit la gentillesse de ce gosse…
Nous pouvons dire que les vraies valeurs,
celles de « la famille »,
sont préservées
(à moins qu’il ne voit d’un très mauvais oeil,
que j’appelle sa mère « Rididine »,
de plus en plus et par distraction…
Il faut me croire.
Je reviendrai donc, bientôt.
A moins que je ne lui offre
le nécessaire à soldats de plomb…
.

Et sa gazinière ?

El-o-vi-i… étch-a-ti-i ou au fond de l’eau elle était si belle dans ce calme éternel.


Je pensais instantanément à cette noyée,
prisonnière à jamais de la voiture au fond du lac,
les cheveux au gré du courant…
La poursuite des deux gamins,
abandonnés des adultes,
la maison au bord de la rivière
qui les voit
s’enfuir sur la barque
glisser au gré du courant
échapper au révérend…
Presqu’une légende biblique.

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