Archive for septembre, 2010

La robe d’écume.(*)

Pour Elle je rêve de cette robe d’écume
atours prémonitoires
robe de marée mettant le cap.
voiles de ce départ.
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La robe d’écume I.
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Ce jour là
corps et esprit se rejoignant
(séparés depuis trop longtemps déjà)
Elle se prêta de bonne grâce
une dernière fois
à mes facéties photographiques
à fleur de bois
émergeant calme et reposée
je pris soin de faire la mise au point sur le lilas.
Elle, s’en allant, floue au fil du fond tendu de son frêle esquif
telle une Ophélie immobile.
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La robe d’écume II.
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(*)La robe d’écume est une sculpture de Awena Cozannet
pièce qui sera visible à Lyon,
du 14 octobre au 13 novembre à la Galerie Besson,
10 rue de Crimée
(69001 Lyon)
puis à Paris,
au MAC Paris, espace Champerret,
(75017 Paris).
Et je la remercie pour ce prêt d’images et l’embrasse,
Ô pas sage.
Qui ?
Awena bien sûr.
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Ubuntu m’a sauver (sic).


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Constipé de l’information et du partage il m’avait fait un Kafka nerveux.
Je veux parler de mon « Nordi ».
Si j’avais pu me douter de tout le tintouin et le ramdam de ce mois d’août maudit !?
C’est alors qu’un ami me fit découvrir Ubuntu (prononcer « Ouboun’tou »)…
Cette filière vernaculaire de Linux à laquelle je ne pigeais que pouic du reste
(moi et les chiffres vous savez ma bonne madame !
Alors encoder !…
Laisse moi rire et vas voir là haut si j’y suis).
Ubuntu viens d’un mot bantou signifiant « Humanité ».
Ubuntu signifie également « Je suis ce que je suis grâce à ce que nous sommes tous »
C’est un peu comme si un vieil Africain entrait dans ta case et te disait
– Me voila petit Tom blanc…
Je vais regarder ta machine et lui faire de la magie
tu sais nous, en Afrique, on a des trucs…
Un peu comme ton Mac Gyver à la télé…
On répare les voitures avec de la ficelle (et du papier oui je sais ! Je t’en prie Anna )
et on met du savon mou pour colmater le cardan quand il a pété sur nos routes…
Vraiment !

Bref le vieux noir s’est penché sur mon Nordi…
Celui-ci le matait l’oeil méfiant
l’autre lui a mis un toast à cuire,
un dévédé marqué « UBUNTU » dans le lecteur cd si vous préférez
et voila mon p’tit bonhomme qui se faisant chatouiller les circuits,
les mémoires, les dossiers et même le clavier… (Mais là je vais trop loin…
Je ne dois pas oublier que des enfants et des d@mes lisent ces quelques lignes…) Donc, disais-je, voila que « Nordi » me restitue tous les dossiers, les images, les gifs, les vidéos de Rididine et de bien d’autres… (Si vous saviez) qu’il détenait en otage;
Moi qui ne suis pas croyant, j’ai filé au night-shop du coin acheter une bonne bouteille pour le bantou un peu sorcier… Et nous avons mesuré le zig et le zag des trottoirs plus tard dans la nuit.
En route Simone, passez muscade et vogue la galère, j’ai adopté Ubuntu !
Epilogue.
Nordi remarche comme au premier jour, nous nous disons des mots doux, nous fricotons des petites images ensemble, nous surfons même sur la toile à la recherche de nouveaux horizons.
Bon… Le vieux noir c’est des histoires, en réalité c’est un ami qui s’appelle Bernard, qui va bientôt être papa, et que je remercie encore ici pour ces longues heures passées au chevet de Nordi.

Les cigales.


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Assourdissant
de son bruit blanc
toute conversation
le chant incessant
des cigales
acouphène lancinant
empêche tout murmure
de secrets.

En ce moment…


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C’est dingue ce que j’ai des trucs à faire !

Apnée.


Comme une rupture de ton.
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. »Les bateaux de papier »
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Jour après jour et un à un, mes bateaux de papier flottent sur la rivière, portés par le courant.
Sur leur coque, j’inscris en grandes lettres noires mon nom et celui du village où je demeure.
Quelqu’un là-bas, dans un pays éloigné, les trouvera, j’espère, et apprendra qui je suis.
Je charge mes petits bateaux de fleurs de shiuli cueillies dans notre jardin dans l’espoir que cette floraison de l’aube aura la bonne fortune d’aborder au pays de la nuit.
Quand j’ai lancé à l’eau mes bateaux de papier, je lève mes yeux vers le ciel, et voilà que de petits nuages apprêtent leurs voiles blanches et bombées !
Quelque camarade joue-t-il avec moi de là-haut, les faisant partir sur le vent, pour courir avec mes bateaux ?
Quand la nuit vient, j’enfonce ma tête dans mes bras et je rêve que mes bateaux de papier voguent toujours, toujours plus loin, sous la clarté des étoiles de minuit.
Les fées du sommeil y voyagent et la cargaison, ce sont leurs paniers pleins de rêves !
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(Rabindranath Tagore, Le jardinier d’amour – La jeune lune, Poésie/Gallimard)
Ps : Je pense que c’est F. Bismuth qui m’avait ouvert à ce petit texte…
Si ce n’est lui, qu’il se dénonce.

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