Archive for the 'entre parenthèse (…etc.).' Category

Mutique.


(*)

Katanga
Mu immobile
larmes sèches
verres opaques
anéantie debout
brûle de le refroidir
avant déflagration
sourd le bruit
de la détente
apaisement
salée
de
sueur
sûre
en paix
maintenant
début de la fin
agonie de l’autre
cris aphones
mutatis mutandis
« crève » lui dit-elle
sa vie
elle la commence
Mu rit à présent.


(*) : Mu en chinois veut dire « sans ».

Autour de mots qui pourraient coller… Va te faire « fish ».

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.

(crédit photo : delphine.s’)
.
Ici elle était bien,
elle pouvait enfin respirer
loin de cet amour mortifère
qu’il lui avait imposé depuis tant d’années…
Loin de tout langage codé devant « sa » femme
et ses trois gosses à qui il aurait volontier
fait une fraterie batarde avec la baby-seater
qu’elle ETAIT.
Englué dans ses phantasmes récurrents
il avait usé et abusé de ce décalage d’âge entre eux.
Depuis la chambre de ce petit hotel du littoral elle était bien…
Enfin !
Eprise de cette nouvelle liberté
elle irait voir la petite exposition de Rijk Wouters,
fin de matinée,
à Ostende et puis ce serait sans doute une gauffre sur la digue…
Et un grand chocolat chaud.
.
En petits points de suspensions,
et longs traits sur ce passé,
elle lui envoya sa lettre de rupture
… Petit morse de désamour.
Elle écrivit le nom de « sa » femme sur l’enveloppe.
Ti-tilitat-tat-tat’… En imitant la machine à morse.
Point barre.
Ceci n’était plus un … —… !
… Plus jamais.
« Rupture de thon », se dit-elle, non sans humour.

Rêves de verre.


Peau d’âne n°1 :
Naissance de la charmante princesse Peau d’âne
.

Peau d’âne n°2 :
Le roi perd sa vertueuse et adorable épouse
.
De l’histoire de peau d’âne voici les deux premiers épisodes,
sur verre peint.
Littéralement, première « diapositives »,
ces plaques de verres chinées sur une brocante,
étaient projetées à l’aide d’une lanterne magique…
Installez-vous,
j’arrive vous raconter la suite de l’histoire…
Toutefois…
Avez-vous été sages ?
.
(à suivre).

L’entomologiste.

Il a décidé de ne pas vous aimer, dites-vous.
Je ne m’inquiète pas pour vous, mademoiselle l’infernale, car chez les gens qui ont pour religion la Musique et l’Amour, les fêlures du coeur, saignantes et palpitantes, se vitrifient et deviennent des bijoux brillants.

Et moi, pauvre écrivain, je cherche un écrin à ce bijou : un texte dans lequel coucher ce chagrin d’amour sur un nid de coton.
Moi, le poète, je collectionne les sentiments et les mets dans des vitrines pour les exposer à la vue de tous. J’épingle les émotions et aligne les boîtes en les classant par espèce et par taille, comme les vertèbres d’un dinosaure.

Bien sûr, mes vitrines sentent un peu le moisi, une odeur doucereuse et âcre de pourriture laissée par des strates de sentiments morts déposées les uns sur les autres. Mais les objets qui y sont exposés constituent l’Histoire de l’Humanité.

Permettez-moi de me repaître de vos émois, de vivre dans votre poitrine par procuration, d’éprouver les coups sur votre peau si blanche.
Laissez-moi m’enivrer du parfum de votre interdit.
Moi qui n’ai plus l’âge d’être beau, moi qui n’étais pas beau à l’âge où les autres le sont, laissez-moi me consumer d’amour à votre place et cristalliser votre chagrin pour le sertir dans mes mots.

Et je veux recueillir là, au bout de ma plume,
les gouttes de douleur qui perlent à vos cils.

Alexandre
.
(texte de Madame de K. )

Petite balade apéritive et virtuelle mais néanmoins immobile (titre immodérément long sans verbe, à part le mot, pour Anna de Sandre ).

Comme vous le savez, à présent, les distances sont abolies…
En flânant on fait pisser son chien au Klondike,
on peut même prendre un croissant à Barcelone
et acheter son journal à Foumban…
Ce n’est pas un problème… En un « clic » tu y es.
Hier je suis allé faire un petit tour à la maison,
voir sous l’arbre au 4, rue Cerckel si rien n’avait bougé…
Le GPS indiquait 11°28′56.00″S & 27°28′38.27″E,
élévation 1257 mètres, altitude idéale pour un climat tropical.
Les coordonnées de la cache du trésor !
Je vous en avais déjà parlé, par ailleurs, ici et aussi…
E V I D E M M E N T !…
Puis j’ai poursuivi ma route…
Curieusement j’ai préféré,
à l’orgie de photos nettes de lieux,
le flou des paysages de déserts, de forêt et de savanes,
sachant que ce virtuel ne remplacerait jamais ces quelques jours passés là bas,
à l’été 2009.
Nostalgique ? à vrai dire non.
Rêveur, oui… J’ai continué avec Tom.
.

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