Archive for the 'entre parenthèse (…etc.).' Category

Petits papiers.


Lui mordre la nuque là

En fond de cale

Elle le toise et tangue

Fume des brunes qu’elle écrase

Sur le franc bord

Trace de rouge gras sur le papier diaphane

Elle est dans ses petits papiers

Çà fait un moment et

Quand elle marche sur la dune

Où les hommes brulent

Elle crane

Il veut lui mordre la nuque

Aplatie en fond de cale
.
.
.
.
.
Le texte du jour est de Kouki, que je remercie de cette mise en lumière,
par les mots, de mes images: le crayon et la plume en somme.
(Après tout, étymologiquement, n’est ce pas de là que vient le terme « illustration »?)
(kou)qui s’en étonnera? allez la lire.

Le but du jeu est de faire correspondre les deux plongeons.



J’arrivais à dévaler mon toboggan trois fois…
Qui dit mieux?

Depuis hier « le blog à luc » a son fan club ici.

Y a rien à dire!

Elle- Oui c’est possible,
sur le Kenya oui
Oh! je pense qu’il fait très beau!
c’est très bien
Non ce n’est pas un safari… Le safari c’est complet bon ben d’accord madame
c’est ça au revoir madame.
(petit silence)… Oui?
Lui – heu! je voudrais aller aux Zantilles où les filles sont Zantilles, s’il vous plait.
Elle – ouiii… Alors voila… Bon soyez Zentil vous allez m’attendre à la brasserie, à côté, z’arrive dans un quart d’heure, d’accord?
Lui – … Et bien je cours t’attendre!
(rires)
La copine – Qui c’est celui là?
Elle – un ami de Jean Pierre
La copine – alors je dis rien à Jean Pierre et je dis rien à personne
Elle – Y a rien à dire!


Ce qu’ils étaient frais et beaux ces deux là dans « F comme Fairbanks »!
comme film (je vous l’avais conseillé la semaine dernière)
ça ne casse pas trois pattes à un canard,
ce billet non plus,
mais ce qu’ils étaient jeunes et beaux!…
Humains quoi.
Y a rien à dire!

Tournoyer disait-elle.

Super 8

Je t’ai regardée tournoyer dans ta grande robe et rire en noir et blanc comme dans un super 8 muet que je pourrais projeter encore et encore te regarder sans entendre ton rire comme un souvenir effiloché je pourrais te voir tournoyer au ralenti à l’infini sur une autre musique à chaque fois triste ou gaie ou répétitive ou emportée je t’ai regardée de plus en plus loin dans le paysage que j’ai collé derrière toi il y en aurait un par saison un pour la ville un pour le désert un pour la jungle un pour la campagne un pour le Sud un pour le Nord pour l’Est et l’Ouest je t’ai regardée tournoyer et j’ai reculé dans mon décor sans m’apercevoir que j’avais disparu.
* * *

* * *
Texte de Enfantissages dont j’apprécie l’écriture et que je remercie, Ô pas sage, pour cet emprunt pré-dominical.

Evidemment, plus que jamais, c’est d’actualité.


Je désespérais de remettre de l’ordre dans ces nuées, cette neige, ce verglas.
ça me rappelle cette (gentille) blague du bébé ours polaire qui demande à sa mère:
– Dis M’man, c’est normal toute cette neige,
ces flocons,
cette glace,
ce blizzard?
– Bien sûr! dit la mère, nous sommes au pôle Nord,
nous sommes des ours polaires,
cette neige,
ces flocons,
cette glace,
ce blizzard
c’est notre quotidien,
c’est notre pays…
Pourquoi?
– Parce que, des fois, j’ai un peu froid.
*
*
*
… Quant à moi, j’veux retourner en Afrique!
c’est pas mon pays ici!

« Page précédentePage suivante »