Archive for the 'E’ville fragments' Category

Sur le fil de son Prince de Galles.


Du haut de mes dix ans, j’aimais bien notre boy.
Fêt. Nat. , roi de la piste une fois par mois,
était fourmi le reste du temps:
lavant, repassant, épluchant,
s’occupant au coupe-coupe du jardin,
il me demanda un jour: « petit blanc, tu sais danser? »
Sitôt sa première paie empochée,
il s’acheta un costume, et,
sur son 31, fut le « bwana kitoko »(*) d’un soir
dans la cité indigène:
lundi, fauché comme les blés,
il revint à la maison et continua le travail comme si de rien n’était,
demandant à ma mère une avance.


(*) « Bwana kitoko »: littéralement « beau jeune homme », surnom donné, par les Congolais, au Roi Baudouin 1er lors de sa visite, en ’60, au Congo.
Crédit image .

à 18 mois (j’ai quitté ma province…)


Depuis jadis, ce sourire et ce mouvement me hantent.
« Hantez » me dit-elle.
La scène que je fis à mes parents,
lorsqu’ils la congédièrent pour quelques sous piqués dans le tiroir,
reste d’anthologie, dans la famille.
Le lendemain, elle revenait à la maison,
et continua de m’apprendre à marcher sur ses petits chemins…
Et du haut de ses douze ans,
on peut dire qu’elle ravagea la mouquère.

Des fois…




……………………………On voudrait que ça reste.
*
*
*

ps: petit merci, que j’ai oublié de dire l’autre jour à Marie-Adelyne
qui m’a prêté, gracieusement, les partitions.

D’une écriture malhabile…


L’institutrice nous expliquait le muguet du mois de mai « au pays »,
au sortir de « l’hiver »,
au milieu du « printemps »,
et donc que c’était une belle idée de l’associer à cette fête des mères.
Saison sèche ou saison des pluies,
jours de douze heures, nuits pareilles,
noirs ou blancs…
à côté, ça avait l’air compliqué la Belgique,
l’Europe,
les conquistadors,
les cowboys…
Abstractions vers lesquelles nous allions…
* * *
Et nous, du fin fond de cette Afrique,
(qu’il nous faudrait quitter bientôt)
de recopier ce dessin,
sans comprendre…
Il y avait juste ce joli texte,
glissé à l’intérieur…
Où il faudrait ne pas faire de fautes.


« Les étoiles brilleront dans tes yeux… »
Voila, le pluriel du « Le étoiles » est corrigé
Je peux te le réciter…
Pouce sur la couture.
Il fait froid dans ton pays, du muguet,
mais tu restes ma chérie.

Un peu de géométrie à présent.


Double triangle des jambes et puis des bras en un vacarme silencieux…
Tandis que ta crinière en goëmons se dépose.
« Tu m’as dit: « Cette fois, c’est le dernier voyage »
Pour nos coeurs déchirés, c’est le dernier naufrage…
« Au printemps, tu verras, je serai de retour
Le printemps, c’est joli pour se parler d’amour
Nous irons voir ensemble les jardins refleuris
Et déambulerons dans les rues de Paris! »

ici

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