RrroohhhH !!! j’te jure !


Ils nous ont encore fichu la même pâtée qu’hier,
Personnellement,
si tu ne le fais pas,
je vais me plaindre à la direction des ressources humaines…
-Toi évidemment ça t’es égal !…
Monsieur est toujours content avec ce qu’on lui donne…
Faut pas compter sur lui pour aller réclamer de meilleures conditions de travail
et de la salade bio une fois pour toute
avec de vraies noix de cajou dedans !

On est pas dans la m….


à la demande générale d’une lectrice Marseillaise
« one more Jean-Jacques Loup ».
(voici l’explication de mon refus du scoutisme).

Ou le mythe décisif.


Nom de Dieu de nom de Zeus de nom de nom…

Les aventures de Rididine, moi et les substances.


Quoique relativement assoupis nous avions de douces hallucinations sur le cours du pétrole et la chute du chicon…
Nous voyions passer de joyeuses troupes de phacochères se rendant au boulot
et de gentilles hyènes attaquées par des coccinelles salaces.
Je ne parlerai pas de …
Non rien…
N’insistez pas je vous prie, c’est trop intime
Je crois qu’à la fin ce Pakistanais qui nous fournissait,
Rididine et moi,
en cigares de la Havane de toutes sortes
ne remplissait plus, avec sérieux, son contrat.
Dire qu’il n’y avait que du tabac,
je n’irai pas jusque là
Je ne suis pas sûr qu’il ne nous roulait pas un peu sur la qualité du Cohiba ou des Partagas.
T’en veux ?

Ladislas Tadeus Corneille Duchemin.

L’autre jour, au parc près de chez moi, j’ai rencontré Ladislas Tadeus Corneille Duchemin (ses parents sacrifiant à une vieille coutume avaient cru bon de rajouter Corneille à ses prénom, soit disant que cela préserve l’heureux détenteur de ce patronyme stupide de la folie… On le serait à moins que ça !)… Ladislas, donc, accompagné de sa femme et de leurs enfants.
La dernière fois doit remonter à la communale,
c’était un élève studieux,
promis à une belle carrière dans l’administration fiscale.
Brave Tadeus, il n’a pas changé d’un iota depuis tout ce temps que nous ne nous étions vus.
Certaines mauvaises langues le surnommaient déjà, et de façon bien peu amène du reste, « le nasique »…
Il avait en effet un appendice nasal fort prononcé, des yeux chafouins et entre autres dons de faire ce qu’il en voulait de ce tarin…
Ceci lui valu la jalousie de certains tant il avait de succès auprès des filles à la récré.
L’éléphant, le rhinocéros, le fourmilier-tamanoir, le toucan, les hommes politiques, Cyrano bien sûr et j’en passe il savait tous les rendre et avec quel talent !…
Les filles en étaient dingues…
Elles avaient du nez.
Vraiment, l’animal n’a pas changé.
Il m’a montré (sous le sceau du secret) quelques nouvelles figures qu’il a mises au point.
Tout y est passé… Les anciennes comme les nouvelles petites dernières et même quelques unes qu’il est encore en train de peaufiner.
Maintenant il parvient même à tenir en poirier dessus.
Le « nez-quilibre » il appelle ça.
Sa femme m’a raconté que lors de l’accouchement du premier il s’était esclamé :
-Ho! un nouveau nez !… Puis les quatre autres frères étaient sortis à la suite.
Des quintuplés !
Brave madame Duchemin d’avoir épousé un homme tel que Ladislas !










(petit hommage à Alexande Breffort et Marcel Aymé réunis).

J’aurais voulu être Jean-Jacques Loup à la place de Jean-Jacques Loup !

Je ne sais pas ce que Jean-Jacques Loup mettait dans ses cigarettes
à l’époque mais, en tout cas, c’était de la bonne !
Prince de l’absurde son « à bisque de bletter semoule tricasse les boyaux d’échapperons » et le « tudzuit » resteront au pantéon de l’humour absurde…
Le lire et le relire garanti un pétage de rate à courte ou longue échéance…
Mètre étalon du comique, échantillon de ce que le non-sens Français peut répondre aux habitants de la perfide Albion lorsque ceux-ci mettent en doute leurs capacités à s’abstraire d’un sujet pour le rendre abscon de privates jokes en tout genre.
Observer la tête de la mémère à bord de sa petite décapotable me met dans un état proche de l’apoplexie, les amis font mines de ne pas me connaître, ma femme me quitte et mes enfants, gênés, changent de sujet à la récré… Quant à mes collègues de bureau ils se disent que l’heure de la pré-pension est proche et qu’il serait temps de m’achever plutôt que de me faire profiter d’un hôme pour handicapés mentaux profonds.
L’air sérieux du premier à qui elle explique sans trop y croire ce que le monsieur vient de lui dire (le camionneur qui se gratte en expliquant à Pujol de quoi il retourne) puis l’anecdote qui part en sucette jusqu’aux plus hautes autorités de la « poulice » (Ali passe moi le chef !) me mettent dans un état d’extase proche du nirvana.
La mécanique est subtilement rôdée, le dessin à la plume d’une grande simplicité brouillonne se passe d’espaces inter-iconiques, de gauche à droite et de haut en bas un crescendo de gags,
une cascades d’hallucinations de plus en plus absurdes qui mettent sérieusement la mauvaise humeur du lecteur en péril.
Ce type m’a ruiné en couche-confiance.
Mais place à ces quatre planches dont je parle et qui sont tirées de l’album « Touti frouti »
(première édition épuisée, deuxième édition inconnue du public)…
Et puis il y a « La bible »(sur scénario de Yahvé) et « La vie des maîtres », (recueil de dessins politiques)… Sans parler de ses livres pour enfants (pas très sages) empruntant à Mordillo et Dubout le comique d’accumulation.
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