En attendant…


(Une photo de nous sur cet attol paradisiaque, il y a quelques jours).
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Je dois tout de même aux innombrables admirateurs de Rididine
une image de nous lors de notre dernière escapade dans l’île de Vanou-Otou-Frochone-de-Conodiou (Moulou) island…
Qui se trouve à quelques encablures d’Honoluluc.
(Vous ne pouvez pas vous tromper, c’est à gauche après la barrière de corail).
Nous y possédons désormais une petit propriété où vous pouvez débarquer à l’improviste…
Il y aura toujours pina colada,
jus d’oranges
ou mojitos (pour les plus récalcitrants)
et des chambres pour y dormir…
Ou pas.
Mais je dois vous laisser…
Nous repartons vers une destination tenue secrète…
Dès demain, à l’aube…
Supense hein ?

Culture de poussieres d’impressions.


… Pendant quelques jours je m’absente.
Honoluluc sans doute… Ou plus loin.
Je vais faire provision de petites choses.
Glânées de ci de là et au hasard…
Les images reviendront,
animées ou pas
en couleurs ou en noirs et blancs

Il n’est pas dit que je ne repasserai pas, au hasard.

Sur la jambe.

Dans le cadre des « Vases communiquants » je reçois Cécile Portier tandis que j’écris quelques mots chez elle.
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Sur la jambe.

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Certains petits chiens très affectueux viennent en jappant quémander qu’on les flatte, qu’on les gratte. Vous leur accordez bien volontiers la caresse fruste qu’ils espèrent : on n’est pas chien, on sait ce que c’est. Vous voyez alors les yeux se mi-clore, la petite langue rose se suspendre en plaisir haletant. Vous êtes attendris : cette jolie petite boule de poils. Et puis vous passez à autre chose.
Par exemple vous reprenez goulu cacahuètes olives, vous félicitez la maîtresse de maison pour son corsage seyant son singe savant son gigot saignant, vous réalisez par devers vous, dans le flottement des conversations, que vous avez la jambe lourde et vous pensez à ces jours de semaine, où le cliquetis des pas de ces innombrables, dont vous êtes, résonne sur le parvis, aiguilles à tricoter le maillot de nos inachèvements, car bien sûr nous sommes éternels nouveaux nés que la contrainte préserve des luxations et gauchissements menaçant nos âmes molles, alors nous cousons, nous cousons gentiment pour rétrécir l’espace imparti et procéder plus aisément à la filature d’une idée, laquelle, quelle importance, pourvu qu’on la tienne, qu’elle nous tienne, mieux vaut petons petits qu’hernies. Que ferions-nous d’ailleurs de nos vacances ? Ce pensant, tenté de tâter sous la nappe votre mollet endolori tandis que les convives devisent sur le fait maintes fois prouvé que depuis toujours, la vraie vie n’est plus ce qu’elle était, vous constatez aussi que vous traînez toujours ce mal lancinant instillé dans chacune des nervures de la tête, migraine chancelante et lâche qui mérite moins qu’une aspirine mais requiert néanmoins, en locataire exigeante, toute votre attention, vous vous enquerrez donc de l’endroit où se laver les mains car en un subtil déplacement que la politesse oblige à taire, un besoin pressant s’avouant mieux qu’une céphalée peu mondaine, un peu d’eau fraîche sur les tempes vous ferait du bien certainement, vous sollicitez la permission pour vous
– lever de table ? bien sûr, je vous en prie, c’est au fond à gauche comme d’habitude et c’est justement quand vous posez votre serviette au côté droit de l’assiette et entamez le geste de ramener le genou vers vous que vous réalisez que le clebs est toujours là, frétillant, accroché à votre jambe et que non content de vous la serrer comme sa dernière planche de salut, ce salaud a juté sur votre pantalon.
De la même manière : on n’écrit pas dans le dos, mais bien, comme les petits chiens, sur la jambe des gens. Pour finir la comparaison, comme il est dit qu’on doit finir même les mauvaises purées, entre faire un enfant dans le dos et son plaisir sur la jambe (d’autrui, dans les deux cas), il est nécessaire de rappeler la différence entre une métaphore et une parabole, à savoir que même avec la meilleure volonté du monde les enfants au sens propre ne naissent pas au dos des hommes mais bien au ventre des femmes, tandis que ceux qui s’inspirent n’admettent jamais le propre mais bien toujours le figuré, et les livres, même les bons, ne sont pas de chair, même triste. Je dis ça pour ceux qui veulent toujours et à tout prix brûler quelque chose : qu’ils brûlent les livres. Cela, sans doute, en soulagera certains qui commençaient à avoir la jambe ankylosée.
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(Cécile Portier).

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Les autres échanges dans le cadre des « vases communiquants » sont ici…
Cela fait dix-neuf paires de liens…
Si je n’ai oublié personne.
Bonne lecture,
et bonnes découvertes.

France Burghelle Rey et Morgan Riet

Anthony Poiraudeau et Loran Bart

Anna de Sandre et Francesco Pittau

Mathilde Roux et Anne-Charlotte Chéron

Michèle Dujardin et Daniel Bourrion

Jean Prod’hom et Arnaud Maïsetti

Christophe Sanchez et le coucou

Antonio A.Casili et Gaby David

Michel Brosseau et Christine Jeanney

Matthieu Duperrex et Pierre Ménard

Joachim Séné et Franck Garot

tiers livre et kill me Sarah

Juliette Mezenc et Ruelles

Cécile Portier et Luc Lamy

Chez Jeanne et MatRo7i

Landry Jutier et notes&parses

Ana jardin sauvage et Piero Cohen-Hadria

Florence Noël et Juliette Zara

Marianne Jaeglé (Décablog) et Brigetoun (Paumée)

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Phoque the hérissons.


-Asseyez -vous Kermit, ce que j’ai à vous dire, risque de vous choquer.
(copyright : paisdelocos.com )
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En date du samedi 24 octobre 2009, AppAS écrivait ce petit dialogue :
je ne m’en lasse pas,
Je ne m’enlace pas non plus.

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« Monsieur, je vous prie de laisser cette jeune otarie tranquille.
— Ce ne sont pas vos affaires, monsieur. Laissez-nous.
— Holà coquin, veux-tu tâter de ma canne ?
— Ne soyez pas menaçant, monsieur. Si vous connaissiez les circonstances qui m’ont conduit à traiter quelque peu fermement cette jeune personne — qui est, effectivement, comme vous l’aviez bien noté, une otarie — votre attitude changerait du tout au tout.
— Très bien monsieur. Je vous écoute. Débitez-moi votre mauvaise fable.
— Lætitia a joué à la balle avec Nasssim.
— Qui est Nassim ?
— Nassim est un hérisson qui traîne dans les haies du quartier.
— Et pourquoi Lætitia ne pourrait-elle échanger quelques balles avec ce Nassim ?
— Quand je dis, monsieur, que Lætitia a joué à la balle avec Nassim, c’est qu’elle a utilisé Nassim comme une balle.
— Diable.
— Et oui, monsieur.
— Nassim doit piquer.
— Pas du tout. Il avait sa doudoune.
— Mais alors, quel fut le soucis ?
— Nassim a été mangé par un phoque. Car Lætitia, cette petite sotte, a réalisé son numéro de jonglerie devant le bassin des phoques, là où il y a le plus de public.
— Mais le phoque meurtrier n’a pas été appréhendé ?
— Il est actuellement en fuite, dans un camion volé. La police a perdu sa trace à la sortie de l’A14 au niveau de Mantes-la-Jolie.
— Curieux… votre affaire me rappelle une histoire similaire. Et je me demande si, au final, on n’a pas abusé de votre crédulité.
— Comment ? Expliquez-vous, monsieur.
— Alors que j’étais en poste à la préfecture de Rodez, nous avons participé à l’arrestation d’un gang de poules qui détroussaient les badauds tandis qu’une des leurs,
juchée au sommet d’un monument au morts, attirait l’attention en poussant de petit caquètements.
— Vous croyez que Nassim…
— Je le crois bien, cher ami. Nassim n’a pas été dévoré par le phoque. Et ses complices hérissons, disséminés dans le public ont dû faire une sacré moisson de portables et de portefeuilles. Appelez la direction du zoo. Ils vous confirmeront certainement les faits.
— Mais alors…
— Oui, cher ami, Lætitia, complice du gang, mérite largement vos remontrances.
— Lætitia, viens ici ! Bon sang ! Elle a disparu.
— Sa fuite ne fait que confirmer mon hypothèse, monsieur.
— Plus jamais je ne confierai mes enfants à une otarie.
— Trouvez une autre nounou, monsieur. Je vous conseille les étudiantes en horlogerie traditionnelle.
— Merci pour le conseil, monsieur. Je vous souhaite une excellente journée.
— Pareillement, monsieur. »
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(AppAS).

Mista Frunche (prononcer froun’tché). (II et fin).


Comme aux examens,
comme aux interros,
il dansait sur l’estrade,
sauf que là c’était de la fafa song d’Otis Redding
ou du sex machine de James Brown qu’il s’agissait.
Pendant que têtes crépues et autres séchaient sur les verbes irréguliers.
il se retournait parfois d’un coups et pointait du doigt un tricheur
puis reprenait ses trémoussements salaces,
coquetterie dans l’oeil et physique de bicyclette.
Tout cela n’avait AUCUNE importance :
il était dans la motown naissante, la soul, le funky…
Han ! han ! two times !
Les étudiants voyaient, en vrai, le défunt Kakou en black
bien avant la naissance de celui-ci sur scène
han ! one time !
… En mouvement !
what’s the day today ?
le premier que j’attrape en train de chuchoter
de papoter
de bavarder
je lui fiche un rapport


Mais non, c’était ça le principal !…
La motown naissante, la soul, le funky…
Three times now
han-han-han !!!
demi-tour sur lui même
Extraordinaire Mista Frunche !
qui adorait enseigner…
à sa façon.
et danser…
Divinement bien.

Un jour, rencontrant un de ses collègue
fort courtisé en salle de profs
par un aréopage féminin
et devant son casier,
immensément vide de tout courrier,
il constata d’une voix espiègle :
– today, no mail… Only female !
puis s’esquiva vers son cours
tout heureux de son jeu de mot.
‘acré Frunché !…
One time … Han !
Rideau, funky mista Frunché.

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