Peux pas savoir mec (suite).




Après quelques petits bidouillage de sur-impressions,
moments gonflés par le timing du ralenti.
Mon cousin part à la chasse avec cette cruauté (innocente?) de l’adolescence qui ôte la vie aux gazelles passant à portée de fusil…
et son frère, fier comme Artaban, avec ce trophée…
Bientôt, il pourrait aussi…

Le viking.


Nossiop Lyrvaad était un gros négociant en morue séchée, autrement dite « Bacalao », à Elisabethville.
Le seul Skandinave en ville
Mes parents l’appelait le viking
Moi je le voyais d’un autre oeil, je savais que les soldats Suédois de l’ONU venus en renfort étaient là pour lui prêter main forte et envahir tout le Congo!…
J’étais le seul à savoir! il fallait que j’endosse mon marcel filet de pêche et que pieds nus (après avoir marché sur du verre pilé) j’ailles couler leur drakkars sur le Lualaba où ils étaient à quai.
Il était plus que temps, les gens autour de moi commençaient à parler une drôle de langue du style
« Jag kan inte ändra strängen « Blogroll » till « Länkar » på utsidan av min blogg. Strängen finns på 2 ställen i den svenska språkfilen, men det är tydligen inte därifrån den hämtas. Och i temat står det bara » ce qui, à mon sens, ne veut strictement rien dire…
C’est codé!
J’arrivais en vue des drakkars…
Au moment où mon père me dit: » skråeut heu breute heu mheute, fissä… språYque!!! »
Bon sang! il était déjà touché,
il fallait faire vite…
Peut être que ce journal ne serait plus lisible, désormais, qu’en « vikingois »!

Grégory Mec (sic).


Revu hier ce superbe film qu’est « l’homme sauvage » avec Grégory « Mec », ah! nom de D…! quelle classe dans la prestance…
Pas un plan à jeter, j’étais attentif pourtant…
Que du bon, de bout en bout,
le bonhomme a déjà 53 ans quand il tourne ce film avec Eva Marie Saint…
La silhouette qu’il se tape je ne vous dis que ça!
pas plus tard que dans l’après midi, je travaillais à ces images de mon cousin partant à la chasse avec son père… Grand ado dégingandé, beau de ses 15 ans, ne sachant si ce serait de la pintade ou de l’antilope qu’ils allaient tirer dans la brousse derrière la maison, il a ce petit air crâneur des mômes qui ont un vrai fusil en main… Les balles ont remplacé le bouchon…
Mâle assurance.
Tu peux pas savoir Mec!

Autre déplacement: il continuait de tourner comme Buster Keaton


Mon père n’était certainement pas Casavettes ni Keaton,
mais le temps a chargé, de scories, ces images
pépite du regard de ma mère qui se retourne au dernier moment,
avant la fin du film, avant les alluvions,
le « vous, qui passez sans me voir », ou encore  » tu me fais tourner la tête ».
Continuant d’emmagasiner, comme Buster Keaton, qui interdisait à ses cameramen de s’arrêter tant qu’il ne l’avait pas dit…
C’est ainsi qu’on voit Buster vraiment se noyer, ou vraiment se casser la nuque sur le rail, lorsque le chateau d’eau lui déverse des tonnes de flotte sur la tronche!
c’est pourquoi je le remercie, mon père, d’avoir attendu qu’Elle tourne la tête…
Avant les stories, avant les allusions, le côté « take a glance » très Anglo-Saxon en somme…
Il enseignait l’Anglais.

Je me rêvais à Cambrai.


Sale petit bonhomme, il avait encore fait une bêtise
Je ne sais qui, de la mère ou du fils, je regardais la montée des marches.
Une chose était sûre, la sieste n’était pas loin et la mienne non plus,
… Des bêtises nous en ferions certainement de pires, une soeur peut être.

« Page précédentePage suivante »