Tournoyer disait-elle.

Super 8

Je t’ai regardée tournoyer dans ta grande robe et rire en noir et blanc comme dans un super 8 muet que je pourrais projeter encore et encore te regarder sans entendre ton rire comme un souvenir effiloché je pourrais te voir tournoyer au ralenti à l’infini sur une autre musique à chaque fois triste ou gaie ou répétitive ou emportée je t’ai regardée de plus en plus loin dans le paysage que j’ai collé derrière toi il y en aurait un par saison un pour la ville un pour le désert un pour la jungle un pour la campagne un pour le Sud un pour le Nord pour l’Est et l’Ouest je t’ai regardée tournoyer et j’ai reculé dans mon décor sans m’apercevoir que j’avais disparu.
* * *

* * *
Texte de Enfantissages dont j’apprécie l’écriture et que je remercie, Ô pas sage, pour cet emprunt pré-dominical.

Evidemment, plus que jamais, c’est d’actualité.


Je désespérais de remettre de l’ordre dans ces nuées, cette neige, ce verglas.
ça me rappelle cette (gentille) blague du bébé ours polaire qui demande à sa mère:
– Dis M’man, c’est normal toute cette neige,
ces flocons,
cette glace,
ce blizzard?
– Bien sûr! dit la mère, nous sommes au pôle Nord,
nous sommes des ours polaires,
cette neige,
ces flocons,
cette glace,
ce blizzard
c’est notre quotidien,
c’est notre pays…
Pourquoi?
– Parce que, des fois, j’ai un peu froid.
*
*
*
… Quant à moi, j’veux retourner en Afrique!
c’est pas mon pays ici!

Elle avait le chic pour…


Je n’entendais pas très bien ce qu’elle disait
mais je jugeais
sur le moment même
que ça ne devait pas être très important.

Grand flou va! (double hold up).


Il lui avait écrit un tas de lettres.


Deux parenthèses s’imposent:
(Revu l’autre jour « Guet-apens » (The Getaway)
de l’excellent Sam Peckinpah
avec ce bon vieux Steve Mc Queen
et la néanmoins « trop ‘gnonne à croquer » Ali Mac graw,
pas pu m’empêcher de voler à mon tour quelques images).


(Evitez l’infâme remake
avec le vulgaire Alec Baldwin
et la blondasse Kim Basinger…)

James B°nd était ennuyé et Ray M°nde s’en balançait à présent…

Fin d’année oblige, il est évident que le billet d’aujourd’hui est d’une légèreté sans pareille,
mais les circonstances actuelles font que votre serviteur a revêtu sa grande cape rouge et noire (qui fait « Fr-frr-frrrcq » quand il la remet en place sur ses épaules…) Et son grand chapeau (qui est pas mal non plus), car la mission du jour et de demain est de voir des milliers de dessins et de soupeser les dangers d’envahissement de la planète…
Oui madame, parfaitement!…
De la planète…
Quoi çà?…
D’envahissement.

Dans les mêmes circonstances,
il y très longtemps,
du temps des « ouance euponne heu taïme »,
il avait envoyé ce message codé
pour avertir ses supérieurs.
* * *
(Comme ça c’est fait).

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