Archive for the 'vidéos' Category

Comme aurait dit Serge en concert…


« ça vous a plu, hein? Vous en demandez encore?… »
Une Noirte silhouette passe et repasse encore,
colonne vertébrale,
que dis-je liane!
participant à l’incantation
des Dieux des eaux de la terre et du ciel…
Et du retour, un jour de Lephauste…
Je laisse la parole à Mouloud qui a si bien décrit notre désarroi face à ce (grand) vide.
Vas-y Mouloud, c’est à toi:

En passant dans le coin, j’ai vu que la porte était entrouverte; je me permets donc de revenir m’en jeter un dernier.
La fermeture de ce blog me fait penser à celle des bons bars de quartier. La dernière tournée à rallonges oscille entre humour et tristesse. Chacun essore sa mémoire, trinque à la mémoire d’un parti toujours trop tôt – ou tente de relativiser la fin annoncée. Pour une fois, les seules ardoises sont celles de la mémoire. Au moindre silence trop lourd, un habitué désigne les verres en cours de lecture et lance:  » Une dernière pour la déroute, chef ! « . Chacun sait que demain, le demi aura toujours la même couleur mais pas le même goût. Le baisser du rideau de fer clora sans aucun doute une belle époque. Et les passagers du comptoir ou de la salle, après avoir mis du temps à se quitter pour retrouver les fuseaux horaires de la réalité, repartiront en chaloupant comme souvent mais, cette fois-ci, l’ivresse mêlée de vide. Ce vide que les pages tournées laissent un peu derrière elles… Surtout quand ces pages étaient belles, vivantes, chargées de joies et colères, agaçantes parfois, mais toujours sincères. Et irréductibles.
 » Bon! Allez: une p’tite dernière, chef ! Je suis sûr que le fût n’est pas entièrement vide !  » Et puis, surtout, il fait froid et con dehors en Sarkozone…

Un pilier du bar de  » l’humour noirte  ».

Écrit par : Mouloud | 15.06.2009

Pour ma part, je retourne me désarticuler le dos aux sons des percussions,
on ne sais jamais, des fois que ça marcherait…
Et, si pas, ce sera mon kyné qui sera content!

… à la Tex Avery.


Ces battements de terre eurent le temps d’imposer leurs vibrations jusqu’au plus profond
de mes fibres: la force du rapport au sol qu’impose l’Afrique,
j’y fus sensible dès le départ du macadam.
La poussière rouge transgressant la frontière entre l’air et la terre,
enveloppe le pied dans un bain de poudre,
faisant résonner le pas d’une profondeur sourde,
ignorée des urbains hermétiques que nous sommes.
Construire des gratte-ciels climatisés pour oublier qu’on est fils de la terre ;
ou fouler le sol nu pour y puiser la force de sa pesanteur.
Les vertiges du ciel contre le poids de la glèbe.
Et puis ces percussions qui résonnent au plus profond des tripes
dans la nuit qui tombe si vite malgré la chaleur.
Pulsations telluriques, énergies chthoniennes,
là est l’essence de la danse.
De toutes les danses de paysans.
Des fils de la terre.
Les tamtams africains et les battements du talon dans la poussière protectrice.
La danse européenne classique recherche l’air.
L’élévation.
Première habitude à perdre : les pointes.
L’acuité de l’envol.
En Afrique, c’est le talon qui règne,
c’est l’appui qu’on ne cherche pas à fuir,
mais à enfoncer davantage encore.
Tout le rapport au monde est là.
Sortes de sumos dans le contact à la terre,
le respect des ancêtres qui s’y trouvent.
Dans la fuite et/ou l’acceptation de la pesanteur,
comme dans ce tronc qui reste sur place,
comme en suspension dans l’air
avec les jambes complètement désolidarisées,
pantin animé
tandis que l’autre l’accompagnant,
traîne…
Imprime…
Dessine chaque scansion dans le pigment du sol,
comme pour marquer le pas,
les mots du dessin de la danse.

(texte rédigé en collaboration avec Céline, que je remercie Ô pas sage)

Petits arrangements entre amis…



Entre ces oiseaux qui ne suivent plus les navires
et les thons aimantés par la canne à pêche,
il faudra me trouver autre chose que « mouette comme une carpe »!

Pourquoi s’épuiser?… Garçon! remettez-moi un pastiche.



En effet, je vous le demande, pourquoi s’épuiser à faire le travail quand d’autres le font aussi bien que vous, si pas mieux…
Les miracles de l’inter-nennette m’épateront toujours;
ressource inépuisable de sourire en coin, de clin d’oeil complice et
d’admiration pour la capacité à ré-inventer le réel via la phrase ou l’image.
Chronolog me fait un cadeau-surprise, à mon tour de lui rendre,
modestement, la pareille avec Dean Martin et de lui tirer mon chapeau.

Cher Chrono, au risque de me répéter, ce que tu es doué !

C’est comme ça, monsieur le juge, que tout a commencé…



Pendant que Leslie, ayant quitté ses vêtements,
se baigne, plutôt nue, près de la cascade,
je peste de n’avoir pris de la couleur avec moi,
et me fais une gouache en noir et blanc.
Au modèle je préfére sa robe et ses chaussures,
qui le disputent aux lentilles d’eau…
Laissant là mon ouvrage, je ne tarde, toutefois, pas à la rejoindre.
« Encore un souvenir » se serait exclamé Carmet,
tandis que Jules Renard, voyant ce paysage, aurait dit:
« la femme est un roseau dépensant »…
Mon divorce me coûta bonbon!
* * *
(« Ma mie, ne prenez pas ma complainte au tragique.
Les raisons qui, ce soir, m’ont rendu nostalgique,
Sont les moins nobles des raisons,
Et j’aurais sans nul doute enterré cette histoire
Si, pour renouveler un peu mon répertoire
Je n’avais besoin de chansons. »)

ça, c’est Georges qui le dit.O)

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