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Le dispensaire d’Elisabethville ou de Lubumbashi.


Le lendemain de notre arrivée
nous partons, tôt, de l’hôtel,
munis d’un méchant cake marbré au chocolat-raisin
(et peut être d’un cafard repu de farine
surpris dans sa sieste et le maelstrom du pétri)
nous voila, disais-je, partis vers la maison…
Chemin faisant, devant la clinique qui vit naître ma soeur et mon frère:
l’une à Elisabethville et l’autre à Lubumbashi…
Notre Saint Petersbourg et Retrograd (sic) de là bas,
après quelques hésitations,
nous entrons (re)visiter les lieux.
J’ai le souvenir de cette coursive à l’abri du soleil et de la pluie
qui ballade le visiteur à travers les jardins et les emmènent aux départements gynécologie, maternité et morgue:
conception, naissance et mort ne sont distantes que de quelques mètres, ici.
Ce n’est pas un hasard.
Tout est un chouïa décati, mais propre.
Sur l’image,
à droite,
la chambre qui fait coin,
ma mère nous attendait mon père et moi,
quand ma soeur avait deux heures.
* * *
La suite demain si vous êtes sages.

Chutes de la Lofoï… 347mètres.




… Pourtant à l’allure de celui qui va rater son métro,
deux heures c’était déjà pas si mal: j’t’en fiche
six ou sept fois à gué…
(Dans l’eau quoi! trempés)…
Quatre heures et demi plus tard nous n’étions toujours pas rendus
La nuit tombait, il nous fallait en finir avec la rivière
avant le noir complet.
Les crocos, les hippos, les dinos…
Mais non! là, j’te charrie…
Pas un animal,
tout juste deux singes qui nous zyeutaient en ricanant,
de loin,
pas bêtes, les bestioles…
On pourrait crever de faim,
pas de singe au menu.
* * *
Je te laisse les images en grand…

… Question.

Z’avez aussi l’impression que c’est flou?

Par où commencer?

d’une part il y a ces images accumulées durant quinzes jours qui s’entassent,
et d’autre part les vingt cinq pages d’écriture serrée qui résument ce séjours là bas…

Retrouver la petite musique.

Le soleil donne…


L’a l’humeur de réverbère ce matin.

Le tableau n’est jamais bien loin.


Je m’abîme dans la contemplation du mur,
cette petite respiration,
le vent vient de se lever,
il est 7h.

Le même tableau, un peu plus loin…
J’ai les mêmes sensations
que face à Monet
ou à Robert Ryman.

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