Archive for the 'rapport au sol' Category

Petit conte triste d’entre les fêtes…


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Ou encore « à l’oued, gentil à l’oued… »
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…Le petit Moustapha était au service d’un couple d’occidentaux,
les Old’Zeouaie ( des Irlandais je crois) dont la fille, Yvonne, était ma foi fort jolie.
Il en était très amoureux (évidemment),
et dans ses désirs humides (les plus fous)
il l’avait prénommée (à juste titre) « Belle »…
Désirable elle l’était en effet, et notre petit bonhomme (qui, du reste, n’avait pas beaucoup d’imagination) n’était pas allé chercher bien loin ce surnom.
Inutile d’écrire que le soir, il s’endormait très vite pour aller la rejoindre au pays des songes… Où tout est possible.
Moustapha, malgré tout çà, était un petit génie dans son genre: il fallait le voir se décarcasser dans tous les sens pour trouver les meilleurs fruits et légumes de tout le souk pour ses maîtres et il n’avait pas son pareil pour débusquer dattes, kiwis et goyaves mûrs à souhait et ramener les épices les plus rares du marché (le mercredi en général)…
Le gigot, les merguez ou les poules étaient dodus à l’égal du derrière de sa grand mère (« grand comme une commode » disait-il…)
Lorsqu’il revenait à la maison les bras chargés de ses lourds sacs de provisions la dame plaisantait souvent, en cherchant les citrons au fond des sacs, lui demandant…
-Que nous a ramené notre petit Djinn aujourd’hui?
elle buvait un peu, il faut bien le dire… De ce breuvage affreux « so british » que sa religion à lui, Moustapha, interdisait de goûter, et la dame avait pour coutume de le rallonger (l’amer liquide voyons! pas Moustapha, suivez un peu que diable!) rallonger donc, de soda glacé et d’une fine tranche de lime… (Ramené du marché souvenez vous…)
Mais passons,
là n’est pas la question,
ne comptez pas sur moi pour cafter sur cette femme qui s’ennuyait pendant les parcours de golf de son mari
Un jour, le monsieur, qui était diplomate (mais pas toujours), fut appelé à d’autres fonctions,
dans un autre pays (c’est à dire loin).
Lui et sa petite famille durent plier bagage;
bien sûr Moustapha fit de son mieux pour emballer les affaires,
boucler les valises,
cadenasser les malles (c’est fou ce qu’on peut accumuler!),
empiler les cartons à chapeau de la dame,
emballer les poupées d’Yvonne
et… Agiter son mouchoir sur le quai de la gare.
Il pleura beaucoup et s’en retourna au bled, à pied.
* * *
Morale du thé: c’est depuis que Djinn gueule Belle, Djinn gueule Old’Zeouaie…
* * *
(Il ne sera pas dit que je n’ai pas tenté de vous dérider ce ouikende).
Pour la dame en remerciement du petit mot du 17. 12. ’09

… Ce qui le caractérisait.


Il considérait toute cette agitation
avec énormément de flegme
et ourdissait de sombres complots
pour se casser vite fait tout à l’heure.
Ferait pas bon être souris.
* * *
Il n’aimait pas la dinde… Les boules!

Le but du jeu est de faire correspondre les deux plongeons.



J’arrivais à dévaler mon toboggan trois fois…
Qui dit mieux?

Depuis hier « le blog à luc » a son fan club ici.

Tournoyer disait-elle.

Super 8

Je t’ai regardée tournoyer dans ta grande robe et rire en noir et blanc comme dans un super 8 muet que je pourrais projeter encore et encore te regarder sans entendre ton rire comme un souvenir effiloché je pourrais te voir tournoyer au ralenti à l’infini sur une autre musique à chaque fois triste ou gaie ou répétitive ou emportée je t’ai regardée de plus en plus loin dans le paysage que j’ai collé derrière toi il y en aurait un par saison un pour la ville un pour le désert un pour la jungle un pour la campagne un pour le Sud un pour le Nord pour l’Est et l’Ouest je t’ai regardée tournoyer et j’ai reculé dans mon décor sans m’apercevoir que j’avais disparu.
* * *

* * *
Texte de Enfantissages dont j’apprécie l’écriture et que je remercie, Ô pas sage, pour cet emprunt pré-dominical.

Evidemment, plus que jamais, c’est d’actualité.


Je désespérais de remettre de l’ordre dans ces nuées, cette neige, ce verglas.
ça me rappelle cette (gentille) blague du bébé ours polaire qui demande à sa mère:
– Dis M’man, c’est normal toute cette neige,
ces flocons,
cette glace,
ce blizzard?
– Bien sûr! dit la mère, nous sommes au pôle Nord,
nous sommes des ours polaires,
cette neige,
ces flocons,
cette glace,
ce blizzard
c’est notre quotidien,
c’est notre pays…
Pourquoi?
– Parce que, des fois, j’ai un peu froid.
*
*
*
… Quant à moi, j’veux retourner en Afrique!
c’est pas mon pays ici!

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