Archive for the 'rapport au sol' Category

Pour une rentrée, c’est une rentrée !

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Dans un village, au sommet d’un coteau, un petit garçon regarde avec admiration les feux orange qui illuminent la vallée.
Un monsieur, de passage, s’approche de l’enfant et lui dit :
– Cela fait plaisir de voir un petit garçon aimer la nature.
Tu viens souvent admirer le coucher du soleil ?
– Ce n’est pas le coucher du soleil… C’est l’école qui brûle…
(emprunté à Pierre Doris).

Le souvenir de ses « asperges à la flamande » me revient en mémoire.


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Aussi étrange que cela puisse paraître,
nous qui avions deux yeux,
nous qui étions dans le binoculaire,
nous qui parlions encore de nous…
S’entendre dire que la chaise n’était pas à la bonne distance du modèle,
ou que la verticale du cou…
Ou que « l’ombre portée enfin-quoi ! » n’était pas à sa place…
Il nous venait comme réflexion que c’était le bon oeil qui lui restait.
Deux ou trois mots pour chacun…
Mais quels mots !
pas bavard « le » Stan.
Autour du modèle… Darib, Andrée et les autres… On atteignait le monacal dans ce silence de graphite.
De son oeil il voyait la profondeur dans notre dessin…
Et en nous.
Adorable Stan ! premier mécène de ses anciens étudiants, il déboulait le premier au vernissage marmonnant un bonjour à peine audible et filait avec Renilde (sa Rididine à lui) voir les tableaux, les dessins, les sculptures, les photos, peu importe… Puis revenait un peu inquiet (pour la forme) demandant si le 37 était déjà vendu auquel cas il en avait vu un autre qui, que… Mais bon !
non le 37 n’était pas encore vendu…
Le 37 c’était pour lui.
Premier acheteur il faisait décoller les ventes avec « son » premier point rouge.
S’attardait rarement,
content de « leur » achat, à Renilde et à lui, il repartait en disant…
-Tu nous l’apporteras, dis ? on se fera un petit casse-croûte à la maison…
Tu n’as rien contre les asperges ?
… Contrairement à Manet, il n’en manquait pas une.
Homme entier, sans détours, avec son franc-parler il m’avait confié un jour avoir accueilli la pension avec soulagement parce qu’il ne se sentait plus aussi « hargneux » qu’avant…
Et il en faut de la hargne dans ce métier de passeur…
Le « pas baisser le pavillon enfin quoi ! ».
Monsieur Hensen vous étiez un grand bonhomme…
Merci de votre trace.
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C’est dingue ce que ça repousse vite !


Dès que tu as le dos tourné, pouf ! c’est la brousse !
Rididine et moi avons eu fort à faire pour remettre de l’ordre dans tout ça !
le temps d’inventer un petit engin et le tour était joué…
Du coup nous en avons profité pour faire quelques photos.
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(Avec la complicité de Bruce Mozert).
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Une drôle de partie de golf.

Auguste et Raphaël (I).


(Marseille, juillet 2010).
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C’était chez eux, avant tout, une marque de courage.
Auguste et Raphaël avaient passé le plus clair de leur temps à fuir…
Lâches par goût de ces petits riens de la vie,
la saveur des fruits
ou la fraîcheur de l’air du matin
ou encore l’odeur du thym et de la lavande…
Bref ! on ne peut les blâmer.
Les rumeurs de seconde guerre mondiale n’eurent pas l’heur de leur plaire
Le petit moustachu au front barré d’une mèche suspecte et gominée
(vociférant des propos peu amènes vis à vis de la France)
leur avait inspiré la plus grande méfiance quant à leur survie.
C’était dit: la der des ders bis se ferait sans eux.
Les pays, plus belliqueux les uns que les autres, pouvaient se taper sur le chou,
« ce n’est pas mes oignons ma cousine ! » qu’ils se dirent en choeur…C’était décidé ;
ils fuiraient avec vaillance mais néanmoins élégance,
un maigre fardeau sous le bras,
LOIN !…
Ils prirent donc le bateau, dans leur Marseille d’origine,
et naviguèrent vers des contrées plus hospitalières,
laissant le mistral et les cigales occuper l’ennemi.
L’Indochine, la Cochinchine et tout ce qui se terminait en « ‘inn » éveillait en eux des rêves de nuits câlines et de nuits d’amour comme le prouvait la chanson.
(s’il te plaît, Anna).
Arrivés à Saigon ils virent que si le paradis sur terre existait, il était bien là.
Des personnes gentilles, attentives, prévenantes et tout et tout pour ces deux cheminots venus d’Europe…
Un pays de cocagne pour ces deux frères amoureux de la Nature et du « cô-teu-deu-pro-venn’-ceuh-avé-le-glaçon »…
(Dame ! personne n’est parfait !)…
Bien sûr l’homme étant taillé dans la soif du rosé
mais aussi celle du pouvoir
et le désir (itou) de faire du mal à son prochain…
Les affaires bien vite se gâtèrent et,
comme il y faisait de plus en plus chaud,
à regret ils refirent leurs bagages.
Ðiện Biên Phủ se ferait, décidément, sans eux aussi…
(toujours cette sainte horreur du conflit vous dis-je !… Suivez un peu que diable !)
Après l’Indochine ils partirent pour l’Algérie,
peu de temps il est vrai,
et n’attendirent pas que l’autre lève les bras au ciel (en ayant compris)
pour se tailler vite fait.
L’afrique blanche ne voulait pas d’eux…
Qu’à cela ne tienne il restait la noire
Ils descendirent plus bas et par précaution s’enfoncèrent au plus profond de la jungle de cette Afrique et de ces bambous là.
C’est ainsi qu’ils s’installèrent à Foumban en plein pays Bamoun au coeur du Cameroun.
Ils ne voyaient pas vraiment ce qui pourrait (encore) les en déloger…
à part une guerre totale, nucléaire ou des frappes chirurgicales bien sûr …
Auquel cas ils auraient (re)pris la poudre d’escampette:
il leur restait l’Argentine, le Chili, Israël, la Birmanie, l’Angola, l’Afrique du Sud, le Pakistan, Madagascar…
L’île de Pâques, les Galapagos, la lune étaient envisagées avec une nette préférence pour Mars …
Juste par phobie des instincts belliqueux de leur prochain,
ils avaient la géographie inventive et pérégrine.
Décidément les guerres c’était pas leur truc.

Mais je vois l’heure,
Rididine m’attend…
Je reviens demain…
(Peut être).
(à suivre).

Finalement…

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Pour ne rien vous cacher,
j’ai retardé mes vacances pour mettre au point le weekend durant
une Lulutondeuse pour le jardin,
(c’est Rididine qui était super contente !
charmante !
elle comprend si bien son canaillou de bricoleur !)
… J’espère que la NASA va m’acheter le brevet
ainsi les cosmonautes pourront explorer l’espace sélène
sans ces grosses combinaisons malséantes.
Merci à Rididoune (la fille de Rididine) d’avoir immortalisé ce moment
avec son petit appareil trouvé sur le marché d’Honoluluc.
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