Archive for the 'correspondance' Category

El-o-vi-i… étch-a-ti-i ou au fond de l’eau elle était si belle dans ce calme éternel.


Je pensais instantanément à cette noyée,
prisonnière à jamais de la voiture au fond du lac,
les cheveux au gré du courant…
La poursuite des deux gamins,
abandonnés des adultes,
la maison au bord de la rivière
qui les voit
s’enfuir sur la barque
glisser au gré du courant
échapper au révérend…
Presqu’une légende biblique.

De la pesanteur des choses.


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    A l’identique d’un pendu à l’envers
    son axe ne bougeant pas d’un iota
    tout juste parvenait-il
    à osciller
    d’avant en arrière
    dans un dodelinement
    gauche et ridicule
    tantôt le sol
    tantôt le plafond
    tantôt le sol
    tantôt le plafond
    tantôt le sol,
    le sol
    le plafond
    sol
    plafond

    Tentant en vain
    de s’élever
    à l’aide
    de ses pauvres moyens.

Trois p’tits tours…


Il avait laissé celle-ci pour une autre…



Elle se demandait si elle n’en était pas un peu jalouse,
de cette petite chose dansante.


L’humilité est la première chose que tu apprends dès le début… (VI).



Tout va par trois :
chacun sa tente,
des tas de choses inutiles,
d’autres pas…
k.ways,
gourdes,
sac à dos,
fontes,
tentes,
gamelles,
canif,
appareil photo,
Kodak 64 ASA en évidence…
J’en oublie.
Les voila harnachés comme des couillons,
de quoi tenir trois semaines…
Des étapes de cent-dix kilomètres
sur des bécanes à trois vitesses…
Tu poseras le pied à terre
et pousseras jusqu’en haut de la montée de Beauraing,
dès le premier jour…
La modestie est à ce prix.
Courbatures insensées pendant trois jours aussi…
d’Artagnan,
pas fou,
ne les accompagna pas,
dans cette folie.

Les tristes sires ! Les gougnafiers ! Les… Les… Les mots me manquent, c’est bien simple !


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Pas plus tard que jeudi,
profitant d’une absence toute légitime…
Rididine voulait faire du shopping,
(ce ne sont pas des choses qui se refusent)
… Et puis elle a une façon de vous dire :
– Mon chéri, je n’ai plus rien à me mettre !…
Si tu ne veux pas me voir courir toute nue, il faudrait…
(Non que cette perspective me dérange,
mais,
c’est qu’il commence à faire froid !)
D’un baiser, j’ai clos son charmant gazouillis,
et nous sommes partis lécher les vitrines…
… Jeudi,
donc,
les bureaux de la rédaction ont été « visités » !
Les pertes sont importantes,
les gredins ont emporté des documents
d’une valeur inestimable et,
non contents de leurs rapines,
se sont permis de poster
(discréditant, par là même, des années de travail)
un infâme billet,
avec des images chiffonnées et vulgaires,
signant leur forfait de mon nom !
Ah ! Les paltoquets !
Les sagouins !
Si je les tenais !
Mon pote Don et moi-même partons à leur poursuite.



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Avec Don, tout est toujours plus facile.

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