Archive for the 'sous l’eau' Category

A la porte des rizières.

Je ne sais plus dans quelle nouvelle de Sepulveda,
alors qu’il s’abrite de la pluie,
le héros entre dans une galerie où il y a une exposition de photos
et il y voit l’image d’une porte qu’il avait cherché il y a de cela très longtemps,
lorsqu’il était jeune,
sans jamais la trouver.
Elle n’existait pas,
elle n’existait plus,
à l’époque.
Il recherchait l’aimée, rencontrée la veille, et dont la maison n’existait pas sinon dans son souvenir.
Vingt ou trente ans plus tard, il revoyait cette porte, en photo, preuve qu’il n’avait pas rêvé.
(Fin de l’incipit).

halong bay from luc lamy on Vimeo.


Pareil pour moi…
La plus belle photo au Vietnam je ne l’ai pas faite,
l’enregistrant sur ma rétine,
la recomposant à l’aide de plusieurs points de vues…
Ces rizières à perte de vue avec la forêt vierge en guise d’horizon,
avec ces tombes,
petits mausolées colorés,
dans des directions différentes,
sans logique aucune…
Essaimées ça et là
Par une, deux ou plus,
surplombant toujours le niveau de la rizière d’un bon mètre.
Les morts parmi les vivants,
les vivants travaillant aux côtés des défunts.
Cette image je ne l’ai pas faite.

Je pensais à cela en regardant ces mômes,
à la pêche au « squid ».
Chacun son Snark me dis-je.

A la dernière séance… Pirates !

J’ai toujours adoré les pirates
L’autre soir,
sur arte,
la recherche d’un trésor enfoui
et forcément perdu au milieux des mers,
sur un atoll inaccessible
avec barrière de corail,
requins,
vagues hautes comme ça…
Il ne m’en fallait pas plus,
le verre de Lagavuline à la main et un cigare dans l’autre,
je redevenais petit enfant et
j’écoutais attentivement l’histoire !
Halala !
Les z’amis !
Quelle aventure,
quelle équipée !
En plus le « méchant » pirate était allemand,
un petit air entre Bruno Ganz et Anthony Hopkins
et le « bon » français…
Tintin !
Rackham le Rouge !
Surcouf,
tout ça !
Bref !
Je vous laisse regarder.
Chut !

La petite danse d’Aurélia.

Faisant penser
aux pointes de Polina
le magma
aux allures de dentelles
des Aurelia aurita
dansent
leur petit ballet
de tulles changeants.


Lors de sa sieste
Wispra
au moment de sombrer dans les limbes
fait souvent ce rêve étrange.

Alice danse double med from luc lamy on Vimeo.

(Pour la bonne bouche, ici, en plus grand).

double meduse danse from luc lamy on Vimeo.

Comme si…


Comme si on avait oublié de quoi est fait le printemps.

Non, pas de publicité pour le chocolat belge, çà non !

Mélange d’images où les deux petits trafics du haut sont de mon cru
tandis que la vidéo de fond fut tournée à Kassel, l’été dernier…
Il s’agissait d’une installation de Nalani Melani,
artiste Indo-Pakistanaise, dont tu peux voir
une partie de la projection complexe
dans une salle de la Documenta 13.
(Rendons donc à Nalani ce qui appartient à Malani
car en cette période de piratage tous azimuts
il est bon de rester correct vis-à-vis des créatifs).
Cela m’intéressait de mélanger au film tourné à Kassel
ma petite soupe d’images de douche,
bidouillée avec des vieux super-huit retravaillés
à l’écoline, eau de javel et autres grattages.
Comme je dis toujours… On ne se refait pas !
Et comme je ne suis pas radin,
je partage quelques photos avec toi.
Les gros tubes transparents sont peints
et tournent en continu
sous le feu de huit projecteurs à 360°.
Le « spectacle » est donc total.
N’en déplaise à Madame de K
même elle,
aurait apprécié,
rétive qu’elle est parfois
à l’art contemporain
(Hu ! Hu ! Tu as vu la pique ?)
Mais nul doute que quand elle saura
le militantisme politique et féministe de Nalani
elle ne fonde, quand même,
comme un chocolat de chez Marcol…
Heu ! Non, pas de publicité pour le chocolat belge, çà non !




(Nalini Malani, Documenta 13, Kassel-2012).

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