Archive for octobre, 2011
L’humilité est la première chose que tu apprends dès le début… (VI).

…
Tout va par trois :
chacun sa tente,
des tas de choses inutiles,
d’autres pas…
k.ways,
gourdes,
sac à dos,
fontes,
tentes,
gamelles,
canif,
appareil photo,
Kodak 64 ASA en évidence…
J’en oublie.
Les voila harnachés comme des couillons,
de quoi tenir trois semaines…
Des étapes de cent-dix kilomètres
sur des bécanes à trois vitesses…
Tu poseras le pied à terre
et pousseras jusqu’en haut de la montée de Beauraing,
dès le premier jour…
La modestie est à ce prix.
Courbatures insensées pendant trois jours aussi…
d’Artagnan,
pas fou,
ne les accompagna pas,
dans cette folie.
Les tristes sires ! Les gougnafiers ! Les… Les… Les mots me manquent, c’est bien simple !
.
Pas plus tard que jeudi,
profitant d’une absence toute légitime…
Rididine voulait faire du shopping,
(ce ne sont pas des choses qui se refusent)
… Et puis elle a une façon de vous dire :
– Mon chéri, je n’ai plus rien à me mettre !…
Si tu ne veux pas me voir courir toute nue, il faudrait…
(Non que cette perspective me dérange,
mais,
c’est qu’il commence à faire froid !)
D’un baiser, j’ai clos son charmant gazouillis,
et nous sommes partis lécher les vitrines…
… Jeudi,
donc,
les bureaux de la rédaction ont été « visités » !
Les pertes sont importantes,
les gredins ont emporté des documents
d’une valeur inestimable et,
non contents de leurs rapines,
se sont permis de poster
(discréditant, par là même, des années de travail)
un infâme billet,
avec des images chiffonnées et vulgaires,
signant leur forfait de mon nom !
Ah ! Les paltoquets !
Les sagouins !
Si je les tenais !
Mon pote Don et moi-même partons à leur poursuite.
Il ne sera pas dit que…
Devant le courrier de nombreuses lectrices
le « blog à luc » s’incline
et fait amende honorable
Il faut que tout ceci cesse
et qu’apparaissent enfin
des hommes,
des vrais.
J’ai donc décidé d’une parité totale.
Il est évident qu’ils se devaient d’être virils,
de poser dans des attitudes
équivalentes aux naïades
du présent blog
et puis surtout…
Faire rêver.
Le casting fut serré,
le choix éclectique,
les séances de pose éprouvantes
(souvent « au finish »),
mais le résultat est là,
à la mesure de vos attentes,
je pense.
« Un » lecteur sera peut-être déçu,
(vous devinez évidemment lequel)
il s’en remettra…
Ce (vieux) briscard en a vu bien d’autres,
c’est moi qui vous le dit.
Foin de bavardages,
voici le résultat,
ne me remerciez pas,
c’est un plaisir.
.


Les rêves du bûcheron.
Sa sieste fut agitée
par des songes étranges
récurrents et incessants
toute cette sève coulait
en confluents ruisseaux
se jetant dans le ravin.
Au pied de chaque arbre
il l’imaginait
toujours la même
un peu triste
comme indifférente à sa présence.
A l’identique de Macario(*),
il avait des visions,
ses sens retournés
il ne les voyait plus comme avant
l’impression grandissante
de petits meurtres perpétrés
l’envahissait…
Et il coupait,
coupait,
coupait…
(*) »Macario »: petite nouvelle de B.Traven inspirée par les frères Grimm et porté à l’écran avec la (très) belle Pina Pellicer.








