Archive for the 'correspondance' Category

C’est embêtant ça…


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Ma longue absence s’explique par le fait que j’étais
dans la remise du fond du jardin
en train d’inventer de nouveaux véhicules à propulsion…
Là bas, point d’internet qui tienne…
L’invention avant tout !
Les nordis au placard,
facebook au milieu !
Mais,
car il y a un « mais »,
je ne sais encore lequel choisir et développer
pour retourner à Honoluluc…
Et le plus vite possible, encore!
(il fait trop moche, ici…
Le froid, la bise, le mouillé…
Tout ça quoi !…
Vous, qui n’habitez pas dans le Nord,
ignorez évidemment les aléas de ce tout petit royaume trempé dans la soupe du waterzooïe communautaire)
Auriez-vous des idées sur le modèle le plus efficace
pour ces « destinations où jamais il ne pleut »
comme disait Georges…
Je vais reprendre du tapioca et guetter vos suggestions.
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Bouillon.


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Je dois sortir acheter un truc.
Surveillez-le bien…
Car le tapioca a un goût de moisi assez déplaisant
surtout pour les personnes qui n’aiment pas le moisi.

Boîte d’allumettes.

Un peu de soleil est revenu.
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De deux boîtes d’allumettes débarrassées de leur couvercles,
à l’aide de fil à coudre passé au milieu du carton,
une fois tendu le tétéphone marchait à merveille :
l’un dans l’arbre (le manguier, vous savez bien maintenant)
et l’autre caché dans le garage,
nous communiquions Marcel et moi
sur les manoeuvres de l’ennemi.
Nous avions même trouvé la recette d’une encre sympathique
qui se lisait à l’intérieur de la coquille d’un oeuf.
Nous nous passions des secrets
à deux balles
valant tout l’or du monde
personne ne pouvait se douter.
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Bien avant les téléphone portables…
Magique !

Vu le temps !… C’est pour avoir l’âme d’une salade, les pensées d’un canard et l’allant d’une limace ! Ch’uis tout mouillé mêtt’nant !!!


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Incantation
danse de la pluie
derviche tourneur
rien n’y avait fait.
Pas moyens de rentrer en contact avec les Dieux
pour arrêter enfin ce déluge.
Aux abonnés absents les Dieux !
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As time goes…

Cette parcelle d’intelligence du coeur,
vierge d’intentions mauvaises,
de tout soupçon de félonie,
ou de malignité…



Nous savions, nous, que c’était un jeu,
(profondément) persuadés que plus tard,
lorsque nous serions devenus grands,
on leur dirait,
à tous ces adultes,
ce qu’un enfant peut ressentir
d’une raclée injuste
ou du mensonge auquel,
bien malgré nous,
nous avions assisté ;
l’état de conscience extrême
de cette existence
de cet instant…
Ces mots qui n’existent pas encore,
hormis dans la tête,
déjà.
L’esprit.
Cette parcelle d’intelligence du coeur,
vierge d’intentions mauvaises,
de tout soupçon de félonie,
ou de malignité…
Attendre de grandir avant que…
D’oublier.

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