Archive for the 'E’ville fragments' Category

Ô Felli (ni)


Je ne sais pourquoi je pense à ça,
chaque fois que je filme sous l’eau je pense à « la nave va » ou au « Casanova » de Fellini.
La mer déchaînée en plastique (toc!) dans l’un comme dans l’autre sont de purs petits bonheurs tant l’illusion est complète,
ça et la fausse pluie torrentielle sur les bâches m’achève.
Dernière vision d’Ophélie
Peut être n’est-elle pas noyée?
c’était sans doute de l’air pulsé sous l’étendue de plastique?
Sa mort ne serait qu’une illusion?
Je ne sais pas pourquoi je pense à ça.
explication: la mer, explication technique.

Week end arum.


Assurément elle serait remarquée avec une robe pareille,
je voulais que la caméra la prenne en plongée dès son entrée.
Souvenirs d’Ava et de ses ensembles dans « La comtesse aux pieds nus »,
habillée d’un arum à l’envers,
corolle à sa beauté,
la voie était toute tracée.

Avec un ciel si bas qu’il fait l’humilité.


comme hier,
il y a trente ans,
la voix d’Armand Bachelier et son phrasé syncopé si particulier,
correspondant RTB à Paris fit un de ses plus beau billet,
trois jours en boucle dans la chambre,
rester seul avec ses paroles.
En congé de Jacques, de l’école aussi.
Armand Bachelier

La fonte des glaces.


Ciel et nuages se réunissaient aujourd’hui
au fond du bol à thé, je contemplais la fonte des glaces,
la lente dérive des plaques et leur migration mystérieuse.

à l’aide d’une fine soie tendue sur sa fragile structure,
tel Chardin interdit devant la lente dégradation du fruit
avec acrylique et résine je pris pour modèle le breuvage…
Le thé refroidissait.
Elle ne tarderait plus maintenant,
lui faire la surprise…

Même les escargots font du feu à la maison…


Ce matin, malgré une nuit claire et venteuse,
le ciel pisse tout son saoul
la pluie verse ses seaux sans trêve ni relâche
temps de salade,
c’est les canards qui sont contents.

« Page précédentePage suivante »