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Phoque the hérissons.


-Asseyez -vous Kermit, ce que j’ai à vous dire, risque de vous choquer.
(copyright : paisdelocos.com )
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En date du samedi 24 octobre 2009, AppAS écrivait ce petit dialogue :
je ne m’en lasse pas,
Je ne m’enlace pas non plus.

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« Monsieur, je vous prie de laisser cette jeune otarie tranquille.
— Ce ne sont pas vos affaires, monsieur. Laissez-nous.
— Holà coquin, veux-tu tâter de ma canne ?
— Ne soyez pas menaçant, monsieur. Si vous connaissiez les circonstances qui m’ont conduit à traiter quelque peu fermement cette jeune personne — qui est, effectivement, comme vous l’aviez bien noté, une otarie — votre attitude changerait du tout au tout.
— Très bien monsieur. Je vous écoute. Débitez-moi votre mauvaise fable.
— Lætitia a joué à la balle avec Nasssim.
— Qui est Nassim ?
— Nassim est un hérisson qui traîne dans les haies du quartier.
— Et pourquoi Lætitia ne pourrait-elle échanger quelques balles avec ce Nassim ?
— Quand je dis, monsieur, que Lætitia a joué à la balle avec Nassim, c’est qu’elle a utilisé Nassim comme une balle.
— Diable.
— Et oui, monsieur.
— Nassim doit piquer.
— Pas du tout. Il avait sa doudoune.
— Mais alors, quel fut le soucis ?
— Nassim a été mangé par un phoque. Car Lætitia, cette petite sotte, a réalisé son numéro de jonglerie devant le bassin des phoques, là où il y a le plus de public.
— Mais le phoque meurtrier n’a pas été appréhendé ?
— Il est actuellement en fuite, dans un camion volé. La police a perdu sa trace à la sortie de l’A14 au niveau de Mantes-la-Jolie.
— Curieux… votre affaire me rappelle une histoire similaire. Et je me demande si, au final, on n’a pas abusé de votre crédulité.
— Comment ? Expliquez-vous, monsieur.
— Alors que j’étais en poste à la préfecture de Rodez, nous avons participé à l’arrestation d’un gang de poules qui détroussaient les badauds tandis qu’une des leurs,
juchée au sommet d’un monument au morts, attirait l’attention en poussant de petit caquètements.
— Vous croyez que Nassim…
— Je le crois bien, cher ami. Nassim n’a pas été dévoré par le phoque. Et ses complices hérissons, disséminés dans le public ont dû faire une sacré moisson de portables et de portefeuilles. Appelez la direction du zoo. Ils vous confirmeront certainement les faits.
— Mais alors…
— Oui, cher ami, Lætitia, complice du gang, mérite largement vos remontrances.
— Lætitia, viens ici ! Bon sang ! Elle a disparu.
— Sa fuite ne fait que confirmer mon hypothèse, monsieur.
— Plus jamais je ne confierai mes enfants à une otarie.
— Trouvez une autre nounou, monsieur. Je vous conseille les étudiantes en horlogerie traditionnelle.
— Merci pour le conseil, monsieur. Je vous souhaite une excellente journée.
— Pareillement, monsieur. »
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(AppAS).

« Aujourd’hui j’ai ramené la polio » qu’il a dit.


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Il balançait d’un pied sur l’autre
faisant toujours semblant d’être paralysé du genou gauche.
Cela tournait au cauchemar
Comment faire avaler ce canular ?
ils n’avaient donc aucun humour ces deux là ?
il voyait bien que tout cela ne rimait à rien…
Ses grands parents étaient de plus en plus inquiets,
ils gobaient TOUT ces gens !
Lui cette histoire de polio ne le faisait plus rire :
la crédulité et les visages inquiets de ces deux vieux était hallucinante ;
et eux, qu’allaient-ils dire aux parents, leurs enfants, à leur retour ?
pris à son propre piège le gaillard, debout sur le lit du salon, gambergeait sec :
continuer de mentir ou dire que c’était passé ?
une blague.
Se décider pour la première solution
ou éclater de rire et s’enfuir pour éviter la « baffe de trouille » ?
la retraite était coupée.
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La poursuite s’engagea… Ou “traque de tracks” selon la d@me… Je ne lui donne pas tort.


En quelques lignes sobres
vous dégagerez la trame de ce récit
qui est la suite de ceci

Et autre chose que « Le train arrivé, il est coupé en deux… »
parce que, c’est pas pour dire…
Ce serait un peu court jeune homme !)

Si on te propose Obala, refuse ! excepté pour y rencontrer le fou.(I)


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Petit poste à 40 kilomètres au nord-ouest de Yaoundé ce trou perdu comptait quelques milliers d’âmes au milieu de la forêt vierge…
Autant dire que lorsque tu tendais la main dans la nuit noire (quelle drôle d’idée !) tu serrais la louche à un pygmée ou un gorille selon ton degré de chance.
A Obala fin soixante il n’y avait que trois ou quatre blancs :
le père de la paroisse, deux soeur franciscaines
tous trois Français et … Monsieur Devriend un Belge.
Devriend, père de trois enfants (et heureux en ménage,
selon l’expression consacrée)
pour une raison inconnue, avait été « parachuté » là pour y inculquer les base de la langue de Shakespeare au lycée du bled…
Quand on dit “lycée c’est beaucoup dire : quatre méchants parallélépipèdes rectangles en dur, de la tôle en guise de toit, et suffisament de hauteur sous toiture pour se sentir cuire à fur et à mesure de la journée…
La couche d’air chaud descendait…
Les têtes chauffaient au diapason.
Pas de fenêtres mais des briques ajourées…
Pas de portes non plus (à quoi auraient-elles servi ?)
Et puis comment les chèvres auraient-elles pu passer ?
je vous le demande, restons sérieux !
elles traversaient donc la classe de part en part,
non sans avoir commenté, au passage, de bêêêÊh réprobateurs,
le cours qui s’y donnait ;
parfois elles étaient suivies par un ou deux cochons zoophiles (groïnnng!) qui flairaient la bonne aubaine.
Ce petit monde vaquait alors de l’autre côté de la classe à la recherche de petite pousses vertes et tendres ou d’une quelconque pitance sous forme de mangues ou de patates douces…
Gare au pangolin (animal par nature craintif et timide mais distrait) qui passait par là…
Le premier élève qui le voyait se précipitait dessus et sans autre forme de procès le planquait attaché sous le banc : il y aurait du pangolin grillé à la « maison » ce soir.
Monsieur Devriend continuait l’explication de « La tempête »,
sans sourciller, et se disait que soixante étudiants par classe c’était un peu beaucoup,
passionnément, à la folie…
(Sa femme devait bientôt le rejoindre avec les mômes dans cet aimable foutoir).
Imperturbable, il était, monsieur Devriend ;
pour lui, l’enfer était ici bas,
c’était de plus en plus clair.
Swinburne, Woodworth, Hemingway, Shakespeare n’étaient là que pour détourner les soupçons.
En dehors d’être une “charmante petite bourgade”,
Obala possédait son fou.

Mais l’heure passe
ma chatte réclame ses croquettes
et Rididine s’impatiente…
Je dois aller au puit reprendre de la fraîche.
Vous repassez demain, pour la suite ?

(à suivre).

Tout retard dans la remise entraînera (forcément) des sanctions pour samedi.

J’ai bien vu que la dernière fois
vous n’aviez pas été très attentifs
(à part Chrono qui s’est acquité de la tâche sans faute…
Il est bien Chrono !)
la plupart d’entre vous sont passés outre les consignes.
Pour rappel la question était :

… Et la réponse :

Il y avait, en effet, un vice caché.

Je vous laisse donc une dernière chance de vous rattraper,
avant le week end ;
je passerai chercher les copies tout à l’heure.

Facile !
(comme ce billet).

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