Archive for mai 22nd, 2010

J’aurais voulu être Jean-Jacques Loup à la place de Jean-Jacques Loup !

Je ne sais pas ce que Jean-Jacques Loup mettait dans ses cigarettes
à l’époque mais, en tout cas, c’était de la bonne !
Prince de l’absurde son « à bisque de bletter semoule tricasse les boyaux d’échapperons » et le « tudzuit » resteront au pantéon de l’humour absurde…
Le lire et le relire garanti un pétage de rate à courte ou longue échéance…
Mètre étalon du comique, échantillon de ce que le non-sens Français peut répondre aux habitants de la perfide Albion lorsque ceux-ci mettent en doute leurs capacités à s’abstraire d’un sujet pour le rendre abscon de privates jokes en tout genre.
Observer la tête de la mémère à bord de sa petite décapotable me met dans un état proche de l’apoplexie, les amis font mines de ne pas me connaître, ma femme me quitte et mes enfants, gênés, changent de sujet à la récré… Quant à mes collègues de bureau ils se disent que l’heure de la pré-pension est proche et qu’il serait temps de m’achever plutôt que de me faire profiter d’un hôme pour handicapés mentaux profonds.
L’air sérieux du premier à qui elle explique sans trop y croire ce que le monsieur vient de lui dire (le camionneur qui se gratte en expliquant à Pujol de quoi il retourne) puis l’anecdote qui part en sucette jusqu’aux plus hautes autorités de la « poulice » (Ali passe moi le chef !) me mettent dans un état d’extase proche du nirvana.
La mécanique est subtilement rôdée, le dessin à la plume d’une grande simplicité brouillonne se passe d’espaces inter-iconiques, de gauche à droite et de haut en bas un crescendo de gags,
une cascades d’hallucinations de plus en plus absurdes qui mettent sérieusement la mauvaise humeur du lecteur en péril.
Ce type m’a ruiné en couche-confiance.
Mais place à ces quatre planches dont je parle et qui sont tirées de l’album « Touti frouti »
(première édition épuisée, deuxième édition inconnue du public)…
Et puis il y a « La bible »(sur scénario de Yahvé) et « La vie des maîtres », (recueil de dessins politiques)… Sans parler de ses livres pour enfants (pas très sages) empruntant à Mordillo et Dubout le comique d’accumulation.
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