{"id":11267,"date":"2014-05-11T11:09:33","date_gmt":"2014-05-11T09:09:33","guid":{"rendered":"http:\/\/www.luclamy.net\/blog\/?p=11267"},"modified":"2014-05-11T11:09:33","modified_gmt":"2014-05-11T09:09:33","slug":"le-sculpteur-de-beurre","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.luclamy.net\/blog\/?p=11267","title":{"rendered":"\u00ab\u00a0Le sculpteur de beurre\u00a0\u00bb&#8230;"},"content":{"rendered":"<p>Ou comment le titre d&rsquo;un petit dessin de <a href=\"http:\/\/www.bozar.be\/activity.php?id=13204\"> Micha\u00ebl Borremans<\/a> me donne l&rsquo;id\u00e9e de vous parler d&rsquo;un auteur dont je viens de me rappeler.<br \/>\nOn m&rsquo;a souvent demand\u00e9 d&rsquo;o\u00f9 me venait ce plaisir de raconter des histoire&#8230;<br \/>\nA cause de <a href=\"http:\/\/www.ebooksgratuits.com\/html\/jerome_trois_hommes_bateau.html\">Jerome K. Jerome<\/a> en partie&#8230;<br \/>\nBonhomme \u00e0 la cheville duquel je voudrais arriver un jour,<br \/>\ntout comme \u00e0 celle d&rsquo;Alphonse Allais<br \/>\nou d&rsquo;Ava Gardner (mais je m&rsquo;\u00e9gare&#8230;)<br \/>\nPlut\u00f4t que \u00ab\u00a0le tableau de l&rsquo;oncle Podger\u00a0\u00bb<br \/>\nje poste ici un autre petit extrait, qui,<br \/>\n\u00e0 l&rsquo;\u00e9poque o\u00f9 je le d\u00e9couvris,<br \/>\n(je devais avoir quinze-seize ans par l\u00e0)<br \/>\nme fit rire tout seul pendant quatre ou cinq pages&#8230;<br \/>\nVous savez, ces moments de rire qui vous prennent et ne vous l\u00e2chent plus<br \/>\n\u00e0 fur et \u00e0 mesure que \u00ab\u00a0l&rsquo;histoire part en sucette\u00a0\u00bb&#8230;<br \/>\nO\u00f9 l&rsquo;on tourne la page tout \u00e0 son plaisir,<br \/>\nces moments de lecture qui demeurent magiques parce que  si bien racont\u00e9s.<\/p>\n<blockquote><p><a href=\"http:\/\/www.luclamy.net\/blog\/wp-content\/uploads\/2014\/05\/Borremans_The_Burden_of_Ideas.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"http:\/\/www.luclamy.net\/blog\/wp-content\/uploads\/2014\/05\/Borremans_The_Burden_of_Ideas-300x238.jpg\" alt=\"TMB2000_10\" width=\"300\" height=\"238\" class=\"alignnone size-medium wp-image-11272\" srcset=\"https:\/\/www.luclamy.net\/blog\/wp-content\/uploads\/2014\/05\/Borremans_The_Burden_of_Ideas-300x238.jpg 300w, https:\/\/www.luclamy.net\/blog\/wp-content\/uploads\/2014\/05\/Borremans_The_Burden_of_Ideas-1024x812.jpg 1024w\" sizes=\"auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px\" \/><\/a><\/p><\/blockquote>\n<p><em>Pour le petit d\u00e9jeuner, George sugg\u00e9ra, entre autres, des \u0153ufs et du lard, qui sont faciles \u00e0 cuire, de la viande froide, du th\u00e9, du pain, du beurre, de la confiture, mais aucun fromage. Le fromage, comme le p\u00e9trole, manque totalement de discr\u00e9tion. Il envahit tout le bateau, se r\u00e9pand dans le garde-manger et \u00ab fromageodorise \u00bb tout ce qui s\u2019y trouve. Impossible alors de diff\u00e9rencier le go\u00fbt de la tarte aux pommes de celui de la saucisse de Francfort ou des fraises \u00e0 la cr\u00e8me. Tout vous semble fromage. En un mot, le bougre est carr\u00e9ment envahissant.<br \/>\nUn de mes amis acheta un jour une paire de fromages \u00e0 Liverpool. De merveilleux fromages, moelleux et bien faits, d\u2019un fumet d\u2019une puissance de deux cents chevaux-vapeur, et qu\u2019on aurait pu garantir capable de porter \u00e0 trois milles et de foudroyer son homme \u00e0 deux cents m\u00e8tres. Je me trouvais alors \u00e0 Liverpool, et mon ami me demanda si cela ne me d\u00e9rangerait pas de les emporter avec moi \u00e0 Londres, car lui-m\u00eame ne rentrerait pas avant un jour ou deux, et il ne pr\u00e9sumait pas que ces fromages eussent une esp\u00e9rance de vie beaucoup plus longue.<br \/>\n\u00ab Mais, avec plaisir, cher ami, lui r\u00e9pondis-je. Avec plaisir. \u00bb<br \/>\nJ\u2019allai chercher les fromages, puis je pris un fiacre pour me rendre \u00e0 la gare. C\u2019\u00e9tait une vieille guimbarde, tir\u00e9e par une vieille carne somnambule, cagneuse et poussive, que son propri\u00e9taire, dans le feu de la conversation, qualifia par m\u00e9garde de cheval. Je posai les fromages sur l\u2019imp\u00e9riale, et nous part\u00eemes \u00e0 une allure qui e\u00fbt rendu hommage au plus rapide des rouleaux compresseurs construits jusqu\u2019\u00e0 ce jour ; et tout alla d\u2019abord aussi gaiement qu\u2019un glas d\u2019enterrement, jusqu\u2019\u00e0 ce que nous e\u00fbmes tourn\u00e9 le coin. L\u00e0, le vent apporta une bouff\u00e9e fromag\u00e8re en plein sur notre p\u00e9gase. La rosse se r\u00e9veilla net, poussa un hennissement d\u2019effroi, et s\u2019\u00e9lan\u00e7a \u00e0 cinq kilom\u00e8tres \u00e0 l\u2019heure. Le vent continua de souffler dans sa direction, et nous n\u2019avions pas atteint le bout de la rue, que nous filions \u00e0 pr\u00e8s de sept \u00e0 l\u2019heure, laissant sur place infirmes et grosses vieilles dames.<\/p>\n<p>Deux porteurs, plus le cocher, ne furent pas de trop pour ma\u00eetriser l\u2019animal, \u00e0 l\u2019arriv\u00e9e en gare ; je doute m\u00eame qu\u2019ils y fussent parvenus, si l\u2019un des hommes n\u2019avait eu la pr\u00e9sence d\u2019esprit de lui plaquer son mouchoir sur les naseaux, et de br\u00fbler du papier d\u2019Arm\u00e9nie.<\/p>\n<p>Je pris mon billet, et gagnai avec mes fromages le quai d\u2019un pas royal ; les gens s\u2019\u00e9cartaient respectueusement \u00e0 mon passage. Le train \u00e9tait bond\u00e9, et je dus monter dans un compartiment o\u00f9 s\u2019entassaient d\u00e9j\u00e0 sept personnes. Un vieux monsieur grincheux protesta. Je l\u2019ignorai, d\u00e9posai mes fromages dans le filet, puis me fis une place non sans le gratifier d\u2019un gracieux sourire, et d\u00e9clarer que nous avions une chaude journ\u00e9e. Quelques minutes pass\u00e8rent, et le vieux monsieur commen\u00e7a \u00e0 se tortiller.<\/p>\n<p>\u00ab \u00c7a sent le renferm\u00e9, ici, dit-il.<\/p>\n<p>\u2013 Vraiment \u00e9touffant \u00bb, ajouta son voisin.<\/p>\n<p>Et tous deux de se mettre \u00e0 renifler. Au troisi\u00e8me reniflement, la respiration coup\u00e9e, ils se lev\u00e8rent sans un mot et sortirent. Puis une grosse dame se leva \u00e0 son tour et affirma bien fort qu\u2019il \u00e9tait honteux de manquer ainsi de respect \u00e0 une honn\u00eate m\u00e8re de famille. Ramassant son sac et ses huit paquets, elle sortit \u00e0 son tour. Les quatre voyageurs restants gard\u00e8rent un air sto\u00efque jusqu\u2019au moment o\u00f9 un personnage \u00e0 l\u2019air solennel, assis dans un coin, et qui, d\u2019apr\u00e8s son costume et son aspect g\u00e9n\u00e9ral, semblait appartenir \u00e0 la corporation des pompes fun\u00e8bres, dit que l\u2019odeur lui rappelait celle des macchab\u00e9es. Sur quoi, les trois autres voyageurs bondirent en m\u00eame temps vers la porti\u00e8re, se bousculant \u00e0 qui mieux mieux.<\/p>\n<p>Je souris au fun\u00e8bre personnage, et lui dis que, vraisemblablement, nous aurions le compartiment pour nous seuls. Il eut un rire aimable et me r\u00e9pondit que certaines personnes faisaient bien des chichis pour peu de chose. Mais son expression se d\u00e9composa curieusement en cours de route, et, quand nous arriv\u00e2mes \u00e0 Crewe, il me parut si d\u00e9prim\u00e9 que je l\u2019invitai \u00e0 venir prendre un verre. Il accepta, et nous nous fray\u00e2mes un chemin jusqu\u2019au buffet, o\u00f9 nous cri\u00e2mes, tambourin\u00e2mes et f\u00eemes de grands signes avec nos parapluies pendant un quart d\u2019heure. Finalement, une jeune femme arriva et nous demanda si nous d\u00e9sirions quelque chose.<\/p>\n<p>\u00ab Que prendrez-vous ? demandai-je \u00e0 mon compagnon.<\/p>\n<p>\u2013 Une triple dose de cognac, mademoiselle, et du sec, s\u2019il vous pla\u00eet ! \u00bb<\/p>\n<p>Il vida son verre et s\u2019\u00e9loigna tranquillement pour monter dans une autre voiture, ce que j\u2019estimai de la derni\u00e8re grossi\u00e8ret\u00e9.<\/p>\n<p>\u00c0 partir de Crewe, le train avait beau \u00eatre bond\u00e9, j\u2019eus le compartiment pour moi seul. \u00c0 chaque arr\u00eat en gare, les gens, \u00e0 la vue de tant d\u2019espace inoccup\u00e9, se pr\u00e9cipitaient. \u00ab Par l\u00e0, Maria. Viens vite, il y a plein de places ! \u00bb \u00ab H\u00e9, Tom ! installons-nous ici ! \u00bb Et tous accouraient, charg\u00e9s de lourdes valises, se bousculant pour monter les premiers. Quelqu\u2019un ouvrait la porti\u00e8re, escaladait le marchepied\u2026 pour tituber et retomber incontinent en arri\u00e8re dans les bras de celui qui le suivait. Tous se risqu\u00e8rent, respir\u00e8rent et prirent la fuite avant de se bousculer de nouveau dans d\u2019autres voitures ou payer la diff\u00e9rence et monter en premi\u00e8re.<\/p>\n<p>Je descendis en gare d\u2019Euston et portai les fromages chez mon ami. Quand sa femme entra dans la pi\u00e8ce, elle s\u2019immobilisa, humant l\u2019air. Puis elle me demanda : \u00ab Qu\u2019est-ce que c\u2019est ? Ne me cachez rien, m\u00eame le pire.<\/p>\n<p>\u2013 Ce sont les fromages, r\u00e9pondis-je. Tom les a achet\u00e9s \u00e0 Liverpool, et m\u2019a pri\u00e9 de les rapporter chez vous. \u00bb<\/p>\n<p>J\u2019ajoutai que j\u2019esp\u00e9rais bien qu\u2019elle comprenait que je n\u2019\u00e9tais pas responsable de cet achat. Elle m\u2019assura qu\u2019elle ne l\u2019ignorait pas, mais qu\u2019elle aurait une conversation s\u00e9rieuse avec Tom \u00e0 son retour.<\/p>\n<p>Mon ami fut retenu \u00e0 Liverpool plus longtemps qu\u2019il ne l\u2019avait pr\u00e9vu. Trois jours plus tard, il n\u2019\u00e9tait pas encore rentr\u00e9, et sa femme vint me rendre visite.<\/p>\n<p>\u00ab Que vous a dit Tom au sujet des fromages ? \u00bb me demanda-t-elle.<\/p>\n<p>Je r\u00e9pondis qu\u2019il avait recommand\u00e9 de les tenir en lieu frais et que personne ne devait y toucher.<\/p>\n<p>\u00ab Personne ne risque de les toucher, dit-elle. Il ne les a donc pas sentis ? \u00bb<\/p>\n<p>J\u2019\u00e9tais persuad\u00e9 du contraire, et j\u2019ajoutai qu\u2019il paraissait tenir beaucoup \u00e0 ces fromages.<\/p>\n<p>\u00ab Croyez-vous qu\u2019il serait tr\u00e8s contrari\u00e9 si je payais quelqu\u2019un pour m\u2019en d\u00e9barrasser et aller les enterrer quelque part ? \u00bb<\/p>\n<p>Je lui r\u00e9pondis qu\u2019il en perdrait \u00e0 jamais son sourire.<br \/>\nUne id\u00e9e lui vint. \u00ab Cela vous g\u00eanerait-il de les lui garder ? me demanda-t-elle. Je les ferais porter chez vous.<br \/>\n\u2013 Madame, r\u00e9pliquai-je, l\u2019odeur du fromage ne me d\u00e9pla\u00eet pas, et je conserverai \u00e0 jamais un excellent souvenir du voyage que j\u2019ai fait l\u2019autre jour en leur compagnie depuis Liverpool, mais, voyez-vous, dans ce monde, il ne faut pas oublier ses semblables. La dame qui me fait l\u2019honneur de m\u2019accueillir sous son toit est veuve, et, autant que je sache, peut-\u00eatre m\u00eame orpheline. Elle a une mani\u00e8re forte, et j\u2019ajouterai \u00e9loquente, de s\u2019opposer, comme elle dit, \u00e0 ce qu\u2019on \u00ab\u00a0se moque d\u2019elle\u00a0\u00bb. Or, la pr\u00e9sence de ces fromages dans sa maison lui donnerait pr\u00e9cis\u00e9ment l\u2019impression, j\u2019en suis persuad\u00e9, qu\u2019on \u00ab\u00a0se moque d\u2019elle\u00a0\u00bb. Et il ne sera pas dit que je me serai moqu\u00e9 de la veuve et de l\u2019orpheline.<br \/>\n\u2013 Eh bien, dans ce cas, dit la femme de mon ami, se levant, je n\u2019ai plus qu\u2019\u00e0 emmener les enfants \u00e0 l\u2019h\u00f4tel et attendre que ces fromages soient mang\u00e9s. Je me refuse \u00e0 vivre plus longtemps sous le m\u00eame toit qu\u2019eux. \u00bb<br \/>\nElle tint parole, laissant la maison aux soins de la femme de m\u00e9nage, laquelle, lorsqu\u2019on lui demanda si l\u2019odeur ne l\u2019importunait pas trop, r\u00e9pondit, ing\u00e9nue : \u00ab Quelle odeur ? \u00bb Invit\u00e9e peu apr\u00e8s \u00e0 mettre le nez sur la chose et \u00e0 renifler fort, elle d\u00e9clara qu\u2019elle percevait \u00e0 pr\u00e9sent \u00ab comme un l\u00e9ger parfum de melon ! \u00bb. D\u2019o\u00f9 l\u2019on conclut qu\u2019elle ne courait aucun risque notable \u00e0 vivre dans la sus-d\u00e9crite atmosph\u00e8re. On l\u2019y laissa donc sans regret.<br \/>\nLa note de l\u2019h\u00f4tel s\u2019\u00e9leva \u00e0 quinze guin\u00e9es ; et mon ami, calculs faits, constata que les fromages lui avaient co\u00fbt\u00e9 huit guin\u00e9es la livre. Il ajouta qu\u2019il \u00e9tait tr\u00e8s friand de fromage, mais qu\u2019un tel penchant d\u00e9passait par trop ses moyens, et il d\u00e9cida par cons\u00e9quent de s\u2019en d\u00e9barrasser. Il les jeta dans le canal, mais dut les rep\u00eacher, \u00e0 la suite des plaintes des riverains, qui pr\u00e9tendirent \u00e9prouver des faiblesses. Apr\u00e8s quoi, il les abandonna par une nuit noire dans le cimeti\u00e8re de la paroisse. Mais le fossoyeur les d\u00e9couvrit, et cria au scandale, pr\u00e9tendant qu\u2019on avait voulu lui enlever son gagne-pain en r\u00e9veillant les morts.<br \/>\nMon ami s\u2019en d\u00e9barrassa enfin en les emportant jusqu\u2019\u00e0 une station baln\u00e9aire, o\u00f9 il les enterra sur la plage. Le lieu en acquit une grande r\u00e9putation.<br \/>\nLes touristes disaient qu\u2019ils n\u2019avaient encore jamais remarqu\u00e9 combien l\u2019air y \u00e9tait piquant, si bien que malades des bronches et grands an\u00e9miques y accoururent en foule pendant des ann\u00e9es. En d\u00e9pit de mon go\u00fbt pour le fromage, j\u2019approuvai donc la d\u00e9cision de George de ne pas en emporter \u00e0 bord.<br \/>\n\u00ab Nous nous passerons du th\u00e9 de cinq heures, continua George (\u00e0 ces mots, la figure de Harris s\u2019allongea), mais nous prendrons \u00e0 sept heures un bon petit repas qui tiendra \u00e0 la fois lieu de d\u00eener, de th\u00e9 et de souper. \u00bb<\/em><br \/>\n&#8230;<br \/>\n(Jerome K. Jerome<br \/>\nTROIS HOMMES DANS UN BATEAU<br \/>\nSans oublier le chien !<br \/>\n(1889).<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Ou comment le titre d&rsquo;un petit dessin de Micha\u00ebl Borremans me donne l&rsquo;id\u00e9e de vous parler d&rsquo;un auteur dont je viens de me rappeler. On m&rsquo;a souvent demand\u00e9 d&rsquo;o\u00f9 me venait ce plaisir de raconter des histoire&#8230; A cause de Jerome K. 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