Archive for the 'lambeaux' Category

Il n’y a pas photon… C’est Jordan Tiberio.

Tel un insecte bariolé
elle est prise au piège de la toile
étrangement pixelisée
par la moustiquaire métallique…
Sorte d’épreuve à la fécule de pomme de terre
chère à Lartigues et à Kühn,
carré après carré
on détaille le grain de la couleur
de la lumière
La toile est par endroits dédoublée
ou renfermant des traces d’eau
mangeant un peu de l’image
la biffant d’une mémoire

Il y a de cela quelques années maintenant,
j’utilisais le même subterfuge pour parler du souvenirs,
du flash-back,
des réminiscences sur un gif dans
« On ne se refait pas »
au dispensaire de Lubumbashi.
J’aurais dû plus penser à l’image fixe…
Que ne le fis-je ?
Tentai-je dans une ultime pirouette
(cacahuète).

Le travail de Jordan Tiberio se décline sur plusieurs voies,
cette jeune photographe a le temps de se chercher encore,
les débuts sont plus que prometteurs.


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Images de Jordan Tiberio©

En l’absence de bayadère tu te contenteras d’elle et des coussins.

En l’absence de modèle
se posant sur les chaises
les coussins
le dossier de la Eames
la Marilyn et les stores
le soleil offre au lieu
des trapèzes de lumière rasante
patchwork de panneaux éclatés,
au sol comme aux murs
puis à la surface du polaroid.

Attendre deux minutes
décoller délicatement le négatif du papier
humer la chimie
goûter des yeux
cette légère brillance
avant séchage.

La lumière est ton modèle.
En l’absence de bayadère tu te contenteras d’elle
et des coussins.

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Comme sorti des brumes…

Au petit matin des gosses encapuchonnés partent à l’école
cartable sous le bras, dans le brouillard
ils voient d’étranges et inquiétants dinosaures
qui ne sont que des oliviers tortueux et dépenaillés…
Le travail de Wu Chi-Tsung me remet en mémoire Fellini Roma je crois…
Où en un flashback il fait traverser le Rubicon à des écoliers romains…
C’est dans ce film qu’il y a,
aussi,
la découverte et la disparition de fresques,
lors de travaux dans les souterrains…
Je veux le revoir.
Pour l’heure,
tu as à choisir le son que tu veux,
quelque chose avec du silence,
classique ou moderne,
peu importe,
te caler en grand écran et
regarder ces dix minutes de brouillard qui passent…
Un Oban peut-être,
ou un ABK6…
Les deux sont bons.
Chut !

2012 Landscape in the mist 001 煙林圖之一

Des fois…

Des fois
c’est comme ça…
Lorsqu’au réveil,
les songes se dissipent.

aaa-songe
Anna Malina©

Dans l’atelier de Mathieu W.

Puisqu’on est en novembre,
et qu’il fait triste et sombre dehors,
je te mets de la couleur.
Du talc,
du kaolin ou de la craie,
des pigments…
Un peu de gomme arabique,
de l’huile d’œillet,
ou de la gomme d’adragante…
Tu touilles un peu avec de l’eau et
la magie s’installe.
L’autre jour chez Mathieu,
je filmais et prenais des images cependant qu’il expliquait,
ô combien simplement,
la confection de ces bâtons magiques que sont les pastels.
Les poudres mélangées à sec,
d’abord,
puis travaillées à l’eau et ensuite formatées en longs rubans sur le marbre ou le miroir pour ensuite sécher pendant trois ou quatre jours avant le premier emploi.
Forcément,
lorsque tu connais ton outil et sa composition colorée,
l’accord vient naturellement…
Et les mots pour le dire…
Mais je m’égare.

Pastels secs… Atelier de Mathieu Weemaels. from luc lamy on Vimeo.

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